À retenir
- Pour l’OMS, vieillir en bonne santé, c’est développer et garder les aptitudes fonctionnelles qui permettent le bien-être. L’apparence n’entre pas dans cette définition [28].
- Dans deux cohortes américaines, l’espérance de vie à 50 ans était plus longue de 14 ans chez les femmes et de 12,2 ans chez les hommes qui cumulaient cinq habitudes à faible risque, par rapport à celles et ceux qui n’en avaient aucune [23].
- Chez des médecins britanniques, arrêter de fumer à 30, 40, 50 ou 60 ans faisait gagner environ 10, 9, 6 ou 3 années d’espérance de vie [12].
- Repère de l’OMS : 150 à 300 minutes d’activité modérée par semaine, plus du renforcement musculaire au moins deux jours par semaine [4].
- Pour l’alcool, le repère français est de 10 verres standards par semaine au maximum, 2 par jour au plus, avec des jours sans [14].
Vieillir en bonne santé, ça veut dire quoi ?
La définition officielle de l’OMS en français est la suivante : « Le vieillissement en bonne santé est le processus de développement et de maintien des aptitudes fonctionnelles qui permet aux personnes âgées de jouir d’un état de bien-être » [28]. Ces aptitudes, ce sont les capacités qui permettent à chacun d’être et de faire ce qu’il juge valorisant [28]. L’OMS range dans les capacités de base le fait de marcher, réfléchir, voir, entendre et se souvenir [2].
L’apparence n’y figure pas. Les rides et le relâchement de la peau ont leurs propres causes, que nous traitons dans un autre article. Ici, il est question de ce qui aide à rester autonome et en forme le plus longtemps possible.
L’âge, à lui seul, renseigne peu. « Il n’existe pas de personne âgée « type » », écrit l’OMS : certaines personnes de 80 ans ont des capacités physiques et mentales comparables à celles de nombreuses personnes de 30 ans, alors que d’autres, bien plus jeunes, déclinent beaucoup plus tôt [1]. Pour l’OMS, cette diversité « n’est pas le fruit du hasard ». Elle tient en grande partie à l’environnement physique et social, et à son influence sur les comportements de santé [1].
L’OMS ajoute que garder des comportements sains tout au long de la vie, en particulier manger équilibré, bouger régulièrement et ne pas fumer, contribue à réduire le risque de maladies non transmissibles, à améliorer les capacités physiques et mentales et à retarder la dépendance aux soins [1].
Ce que les grandes études permettent de dire
L’étude la plus citée sur le sujet s’appuie sur deux cohortes américaines de professionnels de santé : plus de 123 000 personnes suivies jusqu’à 34 ans [23]. Les chercheurs ont retenu cinq comportements à faible risque :
- ne jamais avoir fumé ;
- avoir un indice de masse corporelle (IMC) entre 18,5 et 24,9 ;
- faire au moins 30 minutes par jour d’activité physique modérée à soutenue ;
- avoir une consommation d’alcool modérée ;
- avoir une alimentation classée dans les 40 % de meilleure qualité.
Sans aucun de ces facteurs, l’espérance de vie projetée à 50 ans était de 29 ans pour les femmes et de 25,5 ans pour les hommes. Avec les cinq, elle passait à 43,1 ans et 37,6 ans. L’écart moyen atteignait 14 ans chez les femmes et 12,2 ans chez les hommes [23].
| Espérance de vie restante à 50 ans | Aucun des 5 facteurs | Les 5 facteurs | Écart moyen |
|---|---|---|---|
| Femmes | 29,0 ans | 43,1 ans | 14,0 ans |
| Hommes | 25,5 ans | 37,6 ans | 12,2 ans |
Source : Li Y et al., Circulation, 2018 [23]. Projections à partir de deux cohortes américaines (Nurses’ Health Study, Health Professionals Follow-up Study) : il s’agit d’associations, pas d’un effet garanti pour une personne.
Ces chiffres se lisent avec prudence. Ce sont des études d’observation. Les personnes qui ne fument pas, bougent et mangent bien peuvent aussi différer sur d’autres points (revenus, accès aux soins, état de santé de départ). Les chercheurs ont ajusté leurs calculs sur de nombreux facteurs, mais aucun ajustement ne corrige tout. Les risques ont été mesurés chez des professionnels de santé américains, puis appliqués aux statistiques de mortalité des États-Unis : rien ne dit que les écarts seraient les mêmes en France [23].
Autre point à noter : l’étude classe une consommation « modérée » d’alcool parmi les facteurs favorables [23]. Santé publique France, de son côté, rappelle qu’il n’y a « pas de consommation d’alcool sans risque » [14]. Nous y revenons plus bas.
Les habitudes, une par une
Bouger : des repères précis
Selon l’OMS, les personnes insuffisamment actives ont un risque de décès supérieur de 20 à 30 % à celui des personnes suffisamment actives [3]. Or 31 % des adultes dans le monde n’atteignent pas les niveaux recommandés [3].
Les recommandations publiées par l’OMS en 2020 sont précises [4] :
- 150 à 300 minutes par semaine d’activité d’intensité modérée, ou 75 à 150 minutes d’activité soutenue, ou un mélange des deux ;
- du renforcement musculaire qui sollicite les grands groupes de muscles, au moins deux jours par semaine ;
- pour les personnes âgées, une activité variée qui met l’accent sur l’équilibre et la force, au moins trois jours par semaine, pour préserver les capacités fonctionnelles et prévenir les chutes.
En France, Manger Bouger parle d’« au moins 30 minutes d’activités physiques dynamiques par jour », avec, deux fois par semaine, des activités de renforcement musculaire, d’assouplissement et d’équilibre [5]. Les deux sources s’accordent sur un point qui rassure : un peu d’activité vaut mieux que rien [4][5].
On pense souvent à la marche, moins à la force. Les recommandations demandent pourtant les deux [4]. Pour la force, Manger Bouger cite par exemple la musculation ou l’escalade ; pour la souplesse, la danse ou le yoga [5].
Niveau de preuve : recommandations internationales, fondées sur des revues systématiques [4].
Manger : plus de végétaux, moins de sel et de produits transformés
À l’échelle mondiale, l’étude Global Burden of Disease attribue 11 millions de décès en 2017 à des facteurs alimentaires. En tête : trop de sel, pas assez de céréales complètes, pas assez de fruits [10]. Ce sont des estimations par modélisation. L’incertitude est importante, car les données alimentaires manquent pour certains pays [10].
Les repères français vont dans le même sens [7][8][9] :
- au moins 5 fruits et légumes par jour, par exemple 3 portions de légumes et 2 fruits ;
- davantage de légumes secs (lentilles, haricots, pois chiches) et de fruits à coque non salés ;
- des féculents complets, du poisson gras et maigre en alternance, des huiles de colza, de noix et d’olive ;
- 500 g de viande hors volaille par semaine au maximum ;
- moins de charcuterie, de sel, de boissons sucrées et de produits ultra-transformés.
Aucun aliment ne fait « rajeunir » à lui seul. Les études dont il est question ici portent sur la qualité de l’alimentation dans son ensemble [23][10].
Niveau de preuve : estimations à l’échelle des populations et cohortes, avec les limites propres aux enquêtes alimentaires [10][23].
Ne pas fumer, ou arrêter, quel que soit l’âge
Le tabac reste la première cause de mortalité évitable en France : plus de 68 000 décès prématurés en 2023, soit 11 % de la mortalité totale [11]. En moyenne, un fumeur régulier sur deux meurt de son tabagisme [11]. Et pour l’OMS, il n’existe pas de seuil en dessous duquel l’exposition est sans danger [25].
Une cohorte suivie pendant 50 ans apporte un message plus encourageant. Chez des médecins britanniques nés entre 1900 et 1930, ceux qui fumaient des cigarettes et continuaient mouraient en moyenne dix ans plus tôt que ceux qui n’avaient jamais fumé. Arrêter à 30, 40, 50 ou 60 ans faisait gagner respectivement environ 10, 9, 6 ou 3 années d’espérance de vie [12]. L’étude ne portait que sur des hommes. Ses chiffres vont tout de même dans un sens clair : plus l’arrêt est précoce, plus le gain est grand, et un arrêt tardif rapporte encore des années.
Niveau de preuve : la nocivité du tabac fait consensus chez les autorités de santé [11][25] ; les chiffres d’années gagnées viennent d’une seule cohorte masculine [12].
L’alcool : moins, c’est mieux
L’alcool fait partie des trois premières causes de mortalité évitable en France. Santé publique France estime que 41 000 décès lui étaient attribuables en 2015. Même à faible dose, il pèse sur le développement de cancers et de maladies cardiovasculaires et digestives [13].
Santé publique France le dit sans détour : « Il n’y a pas de consommation d’alcool sans risque », et le risque augmente au cours de la vie avec la quantité bue [14]. En 2017, des experts mandatés par Santé publique France et l’Institut national du cancer (INCa) ont fixé un repère unique pour les femmes et les hommes [14] :
- pas plus de 10 verres standards par semaine ;
- pas plus de 2 verres standards par jour ;
- des jours sans alcool dans la semaine.
Et le fameux « verre de vin bon pour le cœur » ? Certaines études, comme celle citée plus haut, classent une consommation modérée parmi les comportements à faible risque [23]. Une étude d’observation ne permet pas pour autant d’affirmer que boire protège. Le repère de Santé publique France sert à limiter le risque : c’est un plafond, pas un objectif à atteindre [14].
Dormir assez
L’Inserm rappelle qu’au moins 7 heures de sommeil par jour sont « habituellement recommandées » chez l’adulte. En 2017, les adultes en France dormaient en moyenne 6 h 42 les jours travaillés, et 36 % des 18-75 ans dormaient moins de 6 heures par nuit [15]. Le temps de sommeil était le plus court chez les 45-54 ans (6 h 35) [15].
Un sommeil insuffisant ou de mauvaise qualité accentue le risque de symptômes dépressifs, de prise de poids, de diabète de type 2, d’hypertension et d’infections [15]. Une méta-analyse de 16 études, sur près de 1,4 million de personnes, associe à la fois les nuits courtes et les nuits longues à un risque de décès plus élevé [16].
Ce dernier résultat demande une lecture attentive. La durée de sommeil était déclarée par questionnaire, les études étaient observationnelles, et leurs résultats variaient nettement de l’une à l’autre [16]. Elles ne disent pas si la durée du sommeil agit sur la santé ou si elle reflète un état de santé déjà altéré. Rien n’indique donc qu’il faille raccourcir ses nuits.
Niveau de preuve : associations solides mais observationnelles ; le sens de la relation n’est pas toujours établi [15][16].
Garder des liens avec les autres
On y pense moins qu’au sport ou à l’assiette. Pourtant, selon l’OMS, la solitude touche une personne sur six dans le monde, et elle serait à l’origine de plus de 871 000 décès par an [17]. La solitude et l’isolement social augmentent le risque d’accident vasculaire cérébral, de maladie cardiaque, de diabète, de déclin cognitif et de décès prématuré [17].
L’OMS distingue les deux notions. La solitude est un sentiment douloureux, né de l’écart entre les liens que l’on souhaite et ceux que l’on a. L’isolement social est un fait : l’absence objective de liens suffisants [17]. On peut donc être entouré et se sentir seul, ou vivre seul sans souffrir de solitude.
Une méta-analyse de 148 études a trouvé de meilleures chances de survie chez les personnes qui avaient des relations sociales plus solides : les auteurs parlent d’une probabilité de survie accrue de 50 %. Ils jugent cet effet comparable à celui de facteurs de risque bien établis [18].
Niveau de preuve : associations répétées dans de nombreuses études d’observation ; la part de causalité reste difficile à établir [18].
Dépistages, audition, vue : ne pas attendre les symptômes
Vieillir en bonne santé passe aussi par le repérage précoce. En France, l’Assurance maladie invite aux trois programmes nationaux de dépistage organisé des cancers [27] :
- sein : de 50 à 74 ans, une mammographie associée à un examen clinique des seins, tous les deux ans [20] ;
- côlon et rectum : de 50 à 74 ans, pour les femmes et les hommes, un test immunologique à faire chez soi tous les deux ans, qui recherche du sang dans les selles [26] ;
- col de l’utérus : de 25 à 65 ans. Entre 25 et 29 ans, deux examens cytologiques à un an d’intervalle, puis un nouveau trois ans plus tard si les deux premiers sont normaux. De 30 à 65 ans, un test HPV tous les cinq ans [21].
L’audition et la vue comptent aussi. Le déficit auditif, la cataracte et les défauts de réfraction figurent parmi les problèmes de santé courants chez les personnes âgées [1]. La Commission Lancet sur la démence, dans son rapport de 2024, retient la perte auditive et les troubles de la vision non corrigés parmi 14 facteurs de risque modifiables [19]. Selon ses calculs, ces 14 facteurs pèsent ensemble dans près de la moitié des démences (45 %), qui pourraient en théorie être évitées ou retardées si ces risques étaient éliminés [19]. C’est une estimation à l’échelle de la population, pas une promesse individuelle, et les auteurs précisent que certaines associations ne sont peut-être que partiellement causales [19]. La liste compte aussi l’hypertension, le diabète, le tabac, l’inactivité physique, une consommation d’alcool élevée, l’isolement social et un cholestérol LDL élevé à partir du milieu de la vie [19].
Enfin, « Mon bilan prévention » est pris en charge à 100 % par l’Assurance maladie (sauf franchises), une fois dans chacune de ces tranches d’âge : 18-25, 45-50, 60-65 et 70-75 ans. Un médecin, un infirmier, un pharmacien ou une sage-femme y fait le point sur l’alimentation, l’activité physique, le sommeil, le tabac et l’alcool, ainsi que sur la prévention du diabète et des maladies cardiovasculaires. Des dépistages peuvent être proposés à cette occasion [22].
Ce qui est surestimé
Les 10 000 pas par jour
On voit ce chiffre partout, mais il repose sur peu de preuves, notent les auteurs d’une méta-analyse de 15 cohortes [6]. Dans leurs données, le risque de décès diminuait à mesure que le nombre de pas augmentait, jusqu’à 6 000 à 8 000 pas par jour chez les 60 ans et plus, et jusqu’à 8 000 à 10 000 pas chez les moins de 60 ans [6]. Marcher plus reste utile. Le dix-millième pas, lui, n’a rien de magique.
Les compléments « anti-âge »
Chez l’adulte, le groupe d’experts américain USPSTF recommande de ne pas prendre de bêtacarotène ni de vitamine E pour prévenir les maladies cardiovasculaires ou les cancers. Pour les multivitamines, il juge les preuves insuffisantes pour conclure [24]. Aucune des sources consultées pour cet article ne place un complément parmi les habitudes prioritaires.
Le « tout ou rien »
Les recommandations le répètent : un peu d’activité vaut mieux que rien [4][5]. Et dans la cohorte des médecins britanniques, arrêter de fumer à 60 ans faisait encore gagner environ trois ans [12]. Attendre d’avoir le temps de tout changer d’un coup revient souvent à ne rien changer.
Par où commencer ?
Tout changer en même temps tient rarement dans la durée. Voici une façon de hiérarchiser, proposée par la rédaction à partir des données ci-dessus :
- Si vous fumez, c’est la priorité. Le tabac est la première cause de mortalité évitable en France, et l’arrêt faisait gagner des années de vie à tous les âges étudiés [11][12].
- Bougez un peu plus qu’aujourd’hui, puis ajoutez deux séances de renforcement musculaire par semaine [4][5].
- Comptez vos verres sur une semaine et comparez-les au repère de 10 verres, avec des jours sans [14].
- À table, ajoutez avant d’enlever : une portion de légumes, des légumes secs, des céréales complètes [7][9].
- Protégez vos nuits si vous dormez régulièrement moins de 7 heures [15].
- Entretenez vos liens, ce qui peut passer par un appel, un repas partagé ou une activité en groupe [17].
- Faites le point sur vos dépistages et, si vous êtes dans la bonne tranche d’âge, sur Mon bilan prévention [20][21][26][22].
Choisissez une seule étape pour commencer. Une habitude bien installée rend souvent la suivante plus facile.
Quand consulter
Parlez-en à votre médecin traitant, à votre pharmacien ou à un autre professionnel de santé :
- si vous voulez arrêter de fumer : selon l’OMS, des conseils et des médicaments peuvent plus que doubler les chances de réussite [25] ;
- si vous avez du mal à réduire votre consommation d’alcool [14] ;
- si vos difficultés de sommeil reviennent plus de trois fois par semaine depuis au moins trois mois : c’est la définition de l’insomnie chronique selon l’Inserm, et elle se prend en charge [29] ;
- si vous entendez moins bien ou si votre vue baisse : ce sont des problèmes fréquents avec l’âge, et la perte auditive comme les troubles de la vision non corrigés font partie des facteurs de risque de démence [1][19] ;
- si vous avez entre 50 et 74 ans et n’avez pas reçu vos invitations aux dépistages organisés : votre caisse d’assurance maladie, votre médecin ou votre pharmacien peuvent vous orienter [20][26] ;
- si vous êtes inactif depuis un certain temps et voulez reprendre une activité physique : Manger Bouger recommande une visite médicale avant la reprise, fortement à partir de 35 ans pour les hommes et de 45 ans pour les femmes [30].
Mon bilan prévention, pris en charge par l’Assurance maladie, est aussi l’occasion de faire le point [22].
Questions fréquentes
Est-il trop tard pour changer ses habitudes à 50 ans ?
Non. Dans la cohorte des médecins britanniques, arrêter de fumer à 50 ans faisait encore gagner environ 6 années de vie, et environ 3 à 60 ans [12]. L’OMS recommande aussi l’activité physique aux personnes âgées, y compris le renforcement musculaire et l’équilibre [4].
Combien de temps d’activité physique faut-il par semaine ?
L’OMS recommande 150 à 300 minutes d’activité modérée par semaine, ou 75 à 150 minutes d’activité soutenue, plus du renforcement musculaire au moins deux jours par semaine [4]. En France, le repère est d’au moins 30 minutes d’activités physiques dynamiques par jour [5].
Un verre de vin par jour est-il bon pour la santé ?
Rien ne permet de l’affirmer. Santé publique France rappelle qu’il n’y a pas de consommation d’alcool sans risque, et que le risque augmente avec la quantité. Son repère (10 verres par semaine au maximum, 2 par jour au plus, avec des jours sans) est un plafond pour limiter le risque, pas une incitation à boire [14].
Les compléments alimentaires aident-ils à bien vieillir ?
Pas d’après les preuves disponibles sur la prévention des maladies cardiovasculaires et des cancers. L’USPSTF déconseille le bêtacarotène et la vitamine E dans ce but, et juge les preuves insuffisantes pour les multivitamines [24].
Faut-il vraiment faire 10 000 pas par jour ?
Non, ce chiffre est peu étayé. Dans une méta-analyse de 15 cohortes, le risque de décès baissait avec le nombre de pas jusqu’à 6 000 à 8 000 pas par jour après 60 ans, et jusqu’à 8 000 à 10 000 avant 60 ans [6].
En résumé
Il n’y a pas de secret de longévité, mais les priorités sont connues : ne pas fumer, bouger (force et équilibre compris), boire peu d’alcool, manger plus de végétaux, dormir suffisamment, garder des liens et suivre ses dépistages. Les études observent de gros écarts d’espérance de vie entre les personnes qui cumulent plusieurs habitudes à faible risque (tabac, activité, alcool, alimentation, poids) et les autres, sans prouver qu’un changement individuel produira le même effet [23]. Commencer par une seule habitude reste la manière la plus simple de s’y mettre.
Sources
Toutes les sources ont été consultées le 12/10/2026, sauf [19] à [21], [26] à [30] et la relecture de [13] (13/10/2026).
- [1] Vieillissement et santé (aide-mémoire). Organisation mondiale de la Santé, 1er octobre 2025. https://www.who.int/fr/news-room/fact-sheets/detail/ageing-and-health
- [2] Healthy ageing and functional ability (questions-réponses). Organisation mondiale de la Santé, 26 octobre 2020. https://www.who.int/news-room/questions-and-answers/item/healthy-ageing-and-functional-ability
- [3] Activité physique (aide-mémoire). Organisation mondiale de la Santé, 26 juin 2024. https://www.who.int/fr/news-room/fact-sheets/detail/physical-activity
- [4] Bull FC et al. World Health Organization 2020 guidelines on physical activity and sedentary behaviour. British Journal of Sports Medicine, 2020;54:1451-1462. https://doi.org/10.1136/bjsports-2020-102955
- [5] Augmenter l’activité physique. Manger Bouger, Santé publique France. https://www.mangerbouger.fr/l-essentiel/les-recommandations-sur-l-alimentation-l-activite-physique-et-la-sedentarite/augmenter/augmenter-l-activite-physique
- [6] Paluch AE et al. Daily steps and all-cause mortality: a meta-analysis of 15 international cohorts. The Lancet Public Health, 2022. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/35247352/
- [7] Augmenter les fruits et légumes. Manger Bouger, Santé publique France. https://www.mangerbouger.fr/l-essentiel/les-recommandations-sur-l-alimentation-l-activite-physique-et-la-sedentarite/augmenter/augmenter-les-fruits-et-legumes
- [8] Réduire la viande. Manger Bouger, Santé publique France. https://www.mangerbouger.fr/l-essentiel/les-recommandations-sur-l-alimentation-l-activite-physique-et-la-sedentarite/reduire/reduire-la-viande-porc-baeuf-veau-mouton-agneau-abats
- [9] Les recommandations sur l’alimentation, l’activité physique et la sédentarité. Manger Bouger, Santé publique France. https://www.mangerbouger.fr/l-essentiel/les-recommandations-sur-l-alimentation-l-activite-physique-et-la-sedentarite
- [10] GBD 2017 Diet Collaborators. Health effects of dietary risks in 195 countries, 1990-2017. The Lancet, 2019. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/30954305/
- [11] Tabac. Santé publique France, mis à jour le 15 octobre 2025. https://www.santepubliquefrance.fr/tabac
- [12] Doll R, Peto R, Boreham J, Sutherland I. Mortality in relation to smoking: 50 years’ observations on male British doctors. BMJ, 2004. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/15213107/
- [13] Quels sont les risques de la consommation d’alcool pour la santé ? Santé publique France, 10 juin 2019. https://www.santepubliquefrance.fr/alcool/quels-sont-les-risques-de-la-consommation-dalcool-pour-la-sante
- [14] Comment réduire les risques de la consommation d’alcool ? Santé publique France, 10 juin 2019. https://www.santepubliquefrance.fr/alcool/comment-reduire-les-risques-de-la-consommation-dalcool
- [15] Sommeil (dossier). Inserm, modifié le 8 novembre 2024. https://www.inserm.fr/dossier/sommeil/
- [16] Cappuccio FP et al. Sleep duration and all-cause mortality: a systematic review and meta-analysis of prospective studies. Sleep, 2010. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/20469800/
- [17] Le lien social associé à une meilleure santé et à un risque réduit de décès prématuré (communiqué). Organisation mondiale de la Santé, 30 juin 2025. https://www.who.int/fr/news/item/30-06-2025-social-connection-linked-to-improved-heath-and-reduced-risk-of-early-death
- [18] Holt-Lunstad J, Smith TB, Layton JB. Social relationships and mortality risk: a meta-analytic review. PLoS Medicine, 2010. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/20668659/
- [19] Livingston G et al. Dementia prevention, intervention, and care: 2024 report of the Lancet standing Commission. The Lancet, 2024;404:572-628. https://doi.org/10.1016/S0140-6736(24)01296-0
- [20] Le dépistage organisé des cancers du sein en pratique. Institut national du cancer (INCa), mis à jour le 26 septembre 2025. https://www.cancer.fr/toute-l-information-sur-les-cancers/se-faire-depister/les-depistages/depistage-du-cancer-du-sein/le-depistage-en-pratique
- [21] Êtes-vous concernée par le dépistage du cancer du col de l’utérus ? Institut national du cancer (INCa), mis à jour le 31 octobre 2024. https://www.cancer.fr/toute-l-information-sur-les-cancers/se-faire-depister/les-depistages/depistage-du-cancer-du-col-de-l-uterus/etes-vous-concernee
- [22] Mon Bilan Prévention : pour faire le point sur votre santé. Pour les personnes âgées (portail officiel), mis à jour le 30 avril 2024. https://www.pour-les-personnes-agees.gouv.fr/actualites/mon-bilan-prevention-pour-faire-le-point-sur-votre-sante
- [23] Li Y et al. Impact of Healthy Lifestyle Factors on Life Expectancies in the US Population. Circulation, 2018. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/29712712/
- [24] US Preventive Services Task Force. Vitamin, Mineral, and Multivitamin Supplementation to Prevent Cardiovascular Disease and Cancer: Recommendation Statement. JAMA, 2022. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/35727271/
- [25] Tabac (aide-mémoire). Organisation mondiale de la Santé, 26 juin 2026. https://www.who.int/fr/news-room/fact-sheets/detail/tobacco
- [26] Le dépistage du cancer colorectal en pratique. Institut national du cancer (INCa), mis à jour le 18 mars 2026. https://www.cancer.fr/toute-l-information-sur-les-cancers/se-faire-depister/les-depistages/depistage-du-cancer-colorectal/le-depistage-en-pratique
- [27] Le programme national de dépistage du cancer du col de l’utérus. Institut national du cancer (INCa), mis à jour le 7 mars 2025. https://www.cancer.fr/toute-l-information-sur-les-cancers/se-faire-depister/les-depistages/depistage-du-cancer-du-col-de-l-uterus/le-programme-national-de-depistage
- [28] Décennie pour le vieillissement en bonne santé. Organisation mondiale de la Santé, page non datée. https://www.who.int/fr/initiatives/decade-of-healthy-ageing
- [29] Insomnie (dossier). Inserm, modifié le 2 juillet 2024. https://www.inserm.fr/dossier/insomnie/
- [30] Les précautions à prendre lors de la pratique d’une activité physique. Manger Bouger, Santé publique France, modifié le 25 novembre 2021. https://www.mangerbouger.fr/bouger-plus/avoir-un-mode-de-vie-actif/comment-etre-plus-actif-au-quotidien/les-precautions-a-prendre-lors-de-la-pratique-d-une-activite-physique
