Prévention et habitudes

Sédentarité : quels risques pour la santé et comment bouger plus ?

La sédentarité, c'est le temps passé assis ou allongé en étant éveillé, avec une très faible dépense d'énergie. Ce n'est pas la même chose que le manque de sport : on peut bouger 30 minutes par jour et rester sédentaire le reste du temps. Dans les grandes études d'observation, beaucoup d'heures assis vont de pair avec plus de décès, de maladies cardiovasculaires, de diabète de type 2 et de certains cancers, surtout chez les personnes peu actives. Pour en limiter les effets, l'Anses recommande de marcher 3 à 5 minutes, idéalement toutes les 30 minutes.

Personne qui se lève de sa chaise de bureau pour s'étirer près d'une fenêtre
Se lever régulièrement casse la sédentarité. (Illustration générée par IA.)

À retenir

  • En France, on passe en moyenne sept heures par jour assis, et plus de 37 % des adultes dépassent 8 heures [5].
  • L’OMS recommande aux adultes de limiter leur temps sédentaire et de le remplacer par une activité de n’importe quelle intensité, même légère [2].
  • Dans une méta-analyse portant sur plus d’un million de personnes, 60 à 75 minutes par jour d’activité d’intensité modérée semblaient effacer le surcroît de mortalité lié à plus de 8 heures assis [9].
  • Ces liens viennent d’études d’observation. Elles montrent une association, pas une relation de cause à effet démontrée [9][10][11].
  • Selon l’Anses, marcher 5 minutes toutes les 30 minutes améliore modérément la glycémie et l’insulinémie après les repas, avec un poids des preuves jugé élevé [5][15].

Sédentarité et inactivité physique : deux choses différentes

Les deux mots sont souvent confondus. Ils décrivent pourtant deux comportements distincts, qui pèsent chacun sur la santé [4].

Ce que recouvre la sédentarité

Pour l’Anses, la sédentarité est « une situation d’éveil caractérisée par une dépense énergétique faible, en position assise ou allongée » [3]. Les lignes directrices de l’OMS de 2020 en donnent une définition plus technique : tout comportement éveillé qui dépense au plus 1,5 MET (l’unité qui mesure la dépense d’énergie d’une activité), assis, incliné ou allongé. Le travail de bureau, la conduite et la télévision en sont les exemples types [2].

Manger Bouger, le site de Santé publique France, exclut le sommeil et les repas de ce calcul. Il y range aussi la lecture, les jeux vidéo, le téléphone pris assis et les trajets comme passager [6].

Actif mais sédentaire

L’inactivité physique, elle, désigne un niveau d’activité qui n’atteint pas les recommandations [2]. Pour un adulte, le repère de l’OMS est d’au moins 150 minutes d’activité d’intensité modérée par semaine [1].

Les deux peuvent donc coexister. Manger Bouger prend l’exemple de quelqu’un qui fait 30 minutes d’activité physique dynamique par jour mais passe le reste de sa journée assis : il est « actif mais sédentaire » [6]. L’inverse existe aussi. On peut rester peu assis et ne jamais atteindre les repères d’activité [9].

Combien de temps passe-t-on assis en France ?

Beaucoup. Selon l’Anses, les Français passent en moyenne sept heures par jour en position assise, et plus de 37 % des adultes y restent plus de 8 heures [5]. Ces estimations viennent de l’étude INCA 3, menée en 2014-2015 auprès d’adultes de 18 à 64 ans [16]. En dehors du travail, les adultes passent aussi de 3 h 20 à 4 h 40 par jour assis devant un écran, et ce temps d’écran ne représente qu’une partie de la sédentarité réelle [3].

En 2022, l’Anses estimait que 95 % des adultes français étaient exposés à un risque pour leur santé, faute d’activité physique suffisante ou à cause d’un temps assis trop long. Seuls 5 % avaient une activité assez complète pour être protectrice [4]. Ce chiffre de 5 % correspond aux adultes qui cumulent chaque semaine les repères d’endurance, de renforcement musculaire et d’assouplissement [4][16].

Plus d’un tiers des adultes cumulent les deux problèmes : beaucoup d’heures assis et une activité insuffisante [4]. Les femmes sont plus exposées au manque d’activité (70 % d’entre elles sont sous tous les niveaux jugés favorables à la santé, contre 42 % des hommes). Pour le temps assis, ce sont les moins de 45 ans et les adultes peu diplômés qui sont les plus touchés [4].

Quels sont les risques de la sédentarité ?

Ce que montrent les grandes études

D’après les lignes directrices de l’OMS de 2020, chez l’adulte, plus de temps sédentaire est associé à une mortalité plus élevée (toutes causes, cardiovasculaire et par cancer) et à davantage de maladies cardiovasculaires, de diabète de type 2 et de cancers [2]. L’Anses ajoute l’obésité et certaines maladies respiratoires ou ostéoarticulaires [5]. Santé publique France cite aussi les cancers du côlon, du poumon et de l’endomètre, l’anxiété, la dépression et les troubles musculo-squelettiques [8].

Les grandes études reposent surtout sur le temps assis déclaré par les participants. Une méta-analyse publiée en 2019 a préféré le mesurer avec des accéléromètres [11]. Elle porte sur 36 383 adultes, âgés de 62,6 ans en moyenne et suivis un peu moins de six ans (5,8 ans en médiane). Plus le temps sédentaire était élevé, plus le risque de décès augmentait, quart après quart [11].

Risque relatif de décès selon le temps sédentaire mesuré par accéléromètre Méta-analyse de 8 études de cohorte, 36 383 adultes de 62,6 ans en moyenne, suivi médian de 5,8 ans. Participants répartis en quatre quarts, du moins au plus sédentaire. Risque relatif de décès (hazard ratio) et intervalle de confiance à 95 % : 1er quart, le moins sédentaire, 1,00 (référence) ; 2e quart, 1,28 (1,09 à 1,51) ; 3e quart, 1,71 (1,36 à 2,15) ; 4e quart, le plus sédentaire, 2,63 (1,94 à 3,56). Association observée dans des études d’observation, pas une preuve de cause à effet. Source : Ekelund U et al., BMJ, 2019. Temps sédentaire et risque de décès Adultes répartis en quatre quarts, du moins sédentaire (1er) au plus sédentaire (4e). Point : risque relatif (HR) ; trait : intervalle de confiance à 95 %. Association, pas causalité. 0 1 2 3 4 Risque relatif de décès (1 = niveau de référence) 1er quart (référence) 2e quart 3e quart 4e quart, le plus sédentaire 1,00 1,28 (1,09 à 1,51) 1,71 (1,36 à 2,15) 2,63 (1,94 à 3,56) Source : Ekelund U et al., BMJ, 2019. Méta-analyse de 8 études de cohorte, 36 383 adultes de 62,6 ans en moyenne, temps sédentaire mesuré par accéléromètre. Étude d’observation : une association, pas une preuve de cause à effet. Consulté le 12/10/2026. Conception Santé.
Risque relatif de décès selon le temps sédentaire, du quart le moins sédentaire au plus sédentaire. Étude d’observation : association, pas causalité. Source : Ekelund U et al., BMJ, 2019 [11]. Valeurs détaillées dans le tableau ci-dessous.
Temps sédentaire (quarts de la population étudiée) Risque relatif de décès (HR) Intervalle de confiance à 95 %
1er quart, le moins sédentaire 1,00 Référence
2e quart 1,28 1,09 à 1,51
3e quart 1,71 1,36 à 2,15
4e quart, le plus sédentaire 2,63 1,94 à 3,56

Source : Ekelund U et al., BMJ, 2019 [11]. Méta-analyse de 8 études de cohorte, temps sédentaire mesuré par accéléromètre, résultats ajustés notamment sur l’âge, le sexe, l’IMC, le niveau socio-économique et l’activité physique modérée à vigoureuse. Association observée, pas une preuve de cause à effet.

La même étude montre l’autre face : toute activité physique, quelle que soit son intensité, était associée à un risque de décès plus faible. C’était vrai aussi pour l’activité légère [11].

À partir de combien d’heures ?

Il n’existe pas de seuil officiel. L’OMS a sérieusement envisagé d’en fixer un, puis y a renoncé faute de preuves suffisantes. Un seuil varierait d’ailleurs selon la maladie étudiée, le niveau d’activité et la population [2].

Certaines études avancent quand même des repères. Une méta-analyse de 34 études et 1,3 million de participants situe la hausse du risque de décès (toutes causes et cardiovasculaire) au-delà de 6 à 8 heures assis par jour, ou de 3 à 4 heures de télévision [10]. L’Anses retient de son côté que plus de 8 heures par jour en position assise exposent à un risque pour la santé [4]. Dans l’étude de 2019 fondée sur des accéléromètres, le risque devenait significativement plus élevé à partir de 9 h 30 de temps sédentaire par jour. Les auteurs notent que c’est plus que le seuil de 6 à 8 heures tiré d’études où le temps assis était surtout déclaré par les participants [11].

Heure par heure, l’effet reste modeste en dessous de 8 heures. Une fois l’activité physique prise en compte, chaque heure assise en plus était associée à un risque de décès accru d’environ 1 % jusqu’à 8 heures par jour, puis d’environ 4 % par heure au-delà [10]. Avec la mortalité par cancer, le lien avec le temps assis total n’était pas significatif [10].

Ce qu’il faut garder en tête

Ces résultats viennent d’études d’observation. Elles suivent des milliers de personnes et constatent que les plus sédentaires meurent plus souvent pendant le suivi, sans prouver que la position assise en est la cause. Le lien peut aussi jouer dans l’autre sens : une santé déjà fragile pousse à rester assis. Les auteurs de la méta-analyse de 2019 ont essayé de limiter ce biais en écartant les décès survenus pendant les deux premières années. L’association avec le temps sédentaire s’atténuait alors légèrement [11].

L’OMS reste mesurée. Elle juge de certitude modérée un point précis : le lien entre sédentarité et mortalité (toutes causes et cardiovasculaire) varie selon le niveau d’activité physique. Pour les autres maladies, les preuves de cette variation sont insuffisantes [2]. En 2020, les données ne permettaient pas non plus de dire si le type de sédentarité, ou la fréquence et la durée des pauses, changeaient les effets sur la santé [2].

Question Ce que disent les sources Niveau de preuve
Beaucoup de temps assis va-t-il de pair avec plus de décès et de maladies chroniques ? Oui, association retrouvée dans de grandes méta-analyses [2][9][10][11] Études d’observation ; certitude modérée selon l’OMS sur la variation du lien avec la mortalité selon le niveau d’activité [2]
Existe-t-il un nombre d’heures à ne pas dépasser ? Pas de seuil officiel ; repères de 6 à 8 h (temps déclaré) ou 9 h 30 (temps mesuré) selon les méta-analyses [2][10][11] Preuves insuffisantes pour fixer un seuil [2]
Se lever souvent améliore-t-il la glycémie ? Oui, à court terme, dans des essais en laboratoire [12][15] Poids des preuves élevé selon l’Anses, pour des effets mesurés sur quelques heures [12][15]
Les pauses protègent-elles des maladies sur le long terme ? Pas encore démontré ; l’Anses demande des recherches sur ce point [2][15] Preuves insuffisantes [2]

Le sport compense-t-il le temps passé assis ?

En partie, et seulement à dose élevée. Une méta-analyse publiée dans The Lancet en 2016 s’est posé la question, sur plus d’un million de personnes suivies de 2 à 18 ans [9].

Ses résultats sont nuancés. Les personnes qui restaient assises plus de 8 heures par jour tout en étant très peu actives avaient un taux de mortalité 59 % plus élevé que le groupe de référence (peu assis et très actif) [9]. Dans le quart le plus actif, en revanche, le temps assis n’était plus associé à un surcroît de mortalité [9]. Selon les auteurs, ce niveau correspond à environ 60 à 75 minutes d’activité d’intensité modérée par jour [9].

Deux limites, tout de même. Cette dose d’activité ne suffisait pas à effacer complètement le risque lié à beaucoup de télévision : elle l’atténuait seulement [9]. Et rester peu assis ne suffisait pas à protéger les plus inactifs. Ceux qui s’asseyaient moins de 4 heures par jour mais bougeaient très peu avaient un risque de décès accru de 27 % [9].

Les institutions restent prudentes. Santé publique France juge les risques d’une position assise prolongée « difficilement compensables par la pratique d’activité physique, même pour les personnes physiquement actives » [8]. Le NHS britannique rappelle qu’on peut atteindre son objectif hebdomadaire d’activité et rester à risque si l’on passe le reste du temps assis ou allongé [14]. L’OMS, elle, propose deux leviers complémentaires : réduire le temps sédentaire, et viser plus que les repères d’activité habituels quand on reste longtemps assis [2].

Mieux vaut donc ne pas choisir. Pour l’Anses, c’est en bougeant plus et en réduisant les temps assis, cumulés comme continus, qu’on obtient les effets les plus marqués sur la santé [3].

Comment réduire sa sédentarité au quotidien ?

L’OMS le dit clairement : remplacer du temps assis par une activité de n’importe quelle intensité, même légère, apporte des bénéfices [2]. Pour les personnes qui ne peuvent pas se tenir debout, elle précise que bouger en restant assis compte aussi [2].

Se lever toutes les 30 minutes

En octobre 2025, l’Anses a mis à jour ses recommandations à partir d’une revue systématique d’essais randomisés [5][15]. Chez l’adulte, marcher 5 minutes toutes les 30 minutes, à intensité faible à modérée (3 à 6 km/h), améliore la glycémie et l’insulinémie après les repas. L’amélioration est modérée mais reproductible, et l’Anses juge le poids des preuves élevé [15]. Elle recommande donc 3 à 5 minutes de marche, idéalement toutes les 30 minutes, surtout après les repas [15].

Les études relèvent aussi une meilleure attention, un temps de réaction plus court, une meilleure humeur et moins de fatigue, quelle que soit la vitesse de marche [5]. Sur ces effets, l’Anses juge toutefois le poids des preuves faible [15].

Le rythme compte. D’après l’Anses, les effets sont optimaux autour de 30 minutes et s’atténuent au-delà, surtout si l’on dépasse une heure [5][15]. Une méta-analyse de 39 essais en laboratoire, publiée en 2026, confirme que de courtes pauses actives limitent la hausse de la glycémie et de l’insuline après un repas, la marche donnant les meilleurs résultats. Les plus fortes baisses de glycémie y étaient obtenues avec des pauses toutes les 15 à 20 minutes [12]. Ces essais mesurent des effets sur quelques heures, pas sur des années [12].

Vous lirez encore qu’il faut se lever « toutes les 2 heures ». C’est le message affiché sur Manger Bouger [6]. Il vient des recommandations de l’Anses de 2016, qui demandaient une pause au moins toutes les 90 à 120 minutes et s’appuyaient surtout sur des études d’observation. Avec des études expérimentales, l’avis de 2025 retient désormais une pause toutes les 30 minutes, et il doit permettre à Santé publique France, le cas échéant, de faire évoluer ses messages au public [15].

À chaque pause, Manger Bouger conseille aussi quelques mouvements qui mobilisent les articulations : rotations des épaules, du bassin, des chevilles, des poignets et de la tête [6].

Au travail

Pour Santé publique France, le mobilier actif est la stratégie la plus efficace pour réduire le temps assis au bureau, sans baisse de productivité observée [8]. Dans la revue Cochrane sur le sujet, le bureau assis-debout réduisait le temps assis au travail d’environ 100 minutes par jour sur les trois premiers mois, et de 57 minutes en moyenne entre 3 et 12 mois [13]. La qualité des preuves reste faible, et la revue ne disposait d’aucune donnée au-delà d’un an [13]. Les tapis de marche et les vélos de bureau ont donné des résultats peu clairs [13].

Distribuer de l’information ne suffit pas. Les rappels sur ordinateur pour se lever, eux, ont fonctionné après plusieurs mois [8]. Dans une étude, de courtes pauses d’une à deux minutes toutes les demi-heures réduisaient le temps assis d’environ 40 minutes par jour par rapport à deux longues pauses de 15 minutes. C’est un résultat isolé, avec une faible qualité de preuve [13].

Sans bureau réglable, Manger Bouger suggère de surélever l’ordinateur sur un plan de travail haut, ou avec des boîtes posées sur le bureau. Vous pouvez aussi demander un bureau réglable à votre employeur ou au médecin du travail [6]. Quelques autres idées :

  • téléphoner debout, ou mieux, en marchant [6] ;
  • aller voir ses collègues à leur poste [6] ;
  • discuter en marchant plutôt qu’immobile [5] ;
  • prendre l’escalier plutôt que l’ascenseur [5] ;
  • programmer un rappel sur son téléphone [6].

À la maison et dans les trajets

Le soir, l’écran est le premier poste de sédentarité. Manger Bouger propose de se lever entre deux épisodes d’une série ou pendant la publicité, pour aller chercher un verre d’eau ou s’étirer [6]. Dans les transports, restez debout si le trajet n’est pas trop long, y compris sur le quai ou à l’arrêt de bus [6].

Le ménage, le jardinage et le bricolage comptent aussi, tout comme les déplacements à pied ou à vélo [5]. Le NHS range la voiture pour les petits trajets parmi les comportements sédentaires, et cite le vélo à la place de la voiture comme une façon simple de bouger au quotidien [14].

Bouger assez, en plus de moins s’asseoir

Moins s’asseoir ne dispense pas de bouger. Le repère reste d’au moins 150 minutes d’activité d’intensité modérée par semaine pour un adulte [1]. L’Anses recommande aussi du renforcement musculaire une à deux fois par semaine et des assouplissements deux à trois fois par semaine [4]. Elle rappelle que les pauses ne suppriment pas tout le risque lié aux longues périodes assis ; une activité d’intensité modérée à élevée peut aider à en atténuer les effets [15].

Avant de reprendre une activité

Si vous êtes inactif depuis un certain temps, Manger Bouger recommande une visite médicale avant toute reprise d’activité physique. Elle est fortement conseillée à partir de 35 ans pour les hommes et de 45 ans pour les femmes [7]. Pour le sport, la reprise doit être progressive [7]. Les pauses recommandées par l’Anses consistent, elles, en quelques minutes de marche à intensité faible à modérée [15].

Questions fréquentes

Quelle est la différence entre sédentarité et inactivité physique ?

La sédentarité correspond au temps passé assis ou allongé en étant éveillé, avec une dépense d’énergie très faible [2][3]. L’inactivité physique signifie ne pas atteindre les recommandations d’activité, soit au moins 150 minutes d’activité modérée par semaine pour un adulte [1][2]. On peut être actif et sédentaire à la fois [6].

Combien d’heures assis par jour, c’est trop ?

Il n’existe pas de seuil officiel : l’OMS a jugé les preuves insuffisantes pour en fixer un [2]. L’Anses considère que plus de 8 heures par jour en position assise exposent à un risque [4]. Une méta-analyse situe la hausse du risque de décès au-delà de 6 à 8 heures déclarées [10], une autre à partir de 9 h 30 mesurées par accéléromètre [11].

Faire du sport le soir compense-t-il une journée assis ?

En partie. Dans une méta-analyse de 2016, environ 60 à 75 minutes d’activité modérée par jour semblaient effacer le surcroît de mortalité lié au temps assis, mais pas tout à fait celui lié à la télévision [9]. Santé publique France rappelle que ces risques sont difficiles à compenser, même chez les personnes actives [8].

Toutes les combien faut-il se lever ?

L’Anses recommande, depuis 2025, de marcher 3 à 5 minutes à intensité faible à modérée, idéalement toutes les 30 minutes et surtout après les repas [15]. Les bénéfices diminuent quand les pauses s’espacent, en particulier au-delà d’une heure [5].

En résumé

La sédentarité est un problème à part entière, distinct du manque de sport, et elle touche beaucoup d’adultes en France : plus de 37 % passent plus de 8 heures assis par jour [5]. Les liens avec la mortalité et les maladies chroniques se retrouvent dans de grandes méta-analyses d’observation, sans prouver à eux seuls une relation de cause à effet [2][10][11]. Pour commencer, levez-vous et marchez quelques minutes toutes les demi-heures [15], puis ajoutez une activité régulière. Un rappel sur le téléphone, comme le suggère Manger Bouger, aide à ne pas oublier [6].

Sources

Toutes les sources ont été consultées le 12/10/2026.

Écrit par M. A. B.

Fondateur de Conception Santé. Chaque article répond à une question concrète du quotidien et s'appuie sur des sources officielles et scientifiques (HAS, Anses, OMS, études publiées), vérifiées avant publication. Les articles sont préparés avec l'aide d'outils d'IA puis relus. En cas de problème de santé, consultez un médecin ou un pharmacien.

Article préparé avec l’aide d’outils d’IA, à partir de sources scientifiques et institutionnelles vérifiées, puis relu par la rédaction. Information générale : ne remplace pas l’avis d’un professionnel de santé. Notre méthode