À retenir
- Au moins 30 minutes d’activité physique dynamique par jour, et chaque petit pas compte [3]. L’OMS fixe le minimum à 150 minutes d’intensité modérée par semaine [2].
- Même si vous faites du sport, rester assis des heures pose problème : marchez un peu toutes les 2 heures [4].
- Au moins 5 fruits et légumes par jour, les jus ne comptent pas [5]. Moins de 5 g de sel [7][8].
- Alcool : pas plus de 10 verres standards par semaine, 2 par jour, avec des jours sans. Aucune consommation n’est sans risque [10].
- Entre 45 et 50 ans, Mon bilan prévention est pris en charge à 100 % [17]. Les dépistages organisés du sein et du côlon commencent à 50 ans, celui du col de l’utérus dès 25 ans [18][19].
Prévention santé au quotidien : ce qui compte vraiment
L’Irdes, un institut de recherche en économie de la santé, cite une définition de la prévention qu’il attribue à l’OMS : l’ensemble des mesures qui visent à éviter ou à réduire le nombre et la gravité des maladies, des accidents et des handicaps [28]. Elle se décline en trois niveaux. La prévention primaire cherche à réduire les risques d’apparition de nouveaux cas, en tenant compte notamment des conduites individuelles à risque. La secondaire intervient au tout début de la maladie, pour s’opposer à son évolution. La tertiaire vient après, quand la maladie est installée : il s’agit alors de réduire les complications et les rechutes [28].
Ce guide s’occupe surtout du premier niveau, celui des habitudes de tous les jours. Il parle aussi des dépistages, dont le but est de repérer un cancer à un stade précoce, avant même les symptômes [18].
Dans le monde, les maladies non transmissibles, dont les maladies cardiovasculaires, ont causé au moins 43 millions de décès en 2021. Cela représente 75 % des décès sans lien avec la pandémie [1].
L’OMS désigne ce qui augmente le risque d’en mourir : le tabac, l’inactivité physique, l’usage nocif de l’alcool, une mauvaise alimentation et la pollution de l’air [1]. Sur les quatre premiers, chacun peut agir à son échelle.
Une mauvaise alimentation et le manque d’activité physique peuvent faire monter la tension artérielle, le sucre et les graisses dans le sang, et favoriser l’obésité. L’OMS appelle ces facteurs « métaboliques ». Ils peuvent conduire à une maladie cardiovasculaire, le type de maladie non transmissible qui cause le plus de décès prématurés [1].
En France, le tabac reste la première cause de mortalité évitable : plus de 68 000 décès prématurés en 2023, soit 11 % de la mortalité totale [11].
Ces facteurs de risque ne s’additionnent pas, ils s’aggravent l’un l’autre, explique la Fédération française de cardiologie. À part l’hérédité, le sexe et l’âge, on peut agir sur beaucoup d’entre eux [22].
Nous avons détaillé ce que disent les grandes études sur le long terme dans notre article sur les habitudes prioritaires pour vieillir en bonne santé. Une seule donnée pour fixer les idées : dans deux cohortes américaines de professionnels de santé, cumuler cinq habitudes favorables était associé à 12 à 14 ans d’espérance de vie en plus à 50 ans, par rapport à n’en avoir aucune [20]. C’est une projection tirée d’études observationnelles, pas une promesse. Et l’une de ces cinq habitudes était une consommation d’alcool « modérée », alors que pour Santé publique France aucune consommation n’est sans risque [10].
Rien de tout cela n’oblige à tout changer d’un coup. Mieux vaut commencer petit et laisser l’habitude s’installer. Notre guide pour construire des habitudes qui durent explique comment s’y prendre.
Les repères officiels en un tableau
Les chiffres ci-dessous sont des repères de santé publique pour les adultes en bonne santé. Ce ne sont pas des objectifs individuels. Nous indiquons la date de chaque source, parce qu’une recommandation peut évoluer.
| Thème | Repère | Source | Date de la source |
|---|---|---|---|
| Activité physique | Au moins 30 minutes d’activités dynamiques par jour | Manger Bouger, Santé publique France [3] | page non datée |
| Activité physique | Au moins 150 minutes d’intensité modérée par semaine | OMS [2] | 26/06/2024 |
| Renforcement, souplesse, équilibre | 2 fois par semaine | Manger Bouger [3] | page non datée |
| Temps assis | Marcher quelques minutes toutes les 2 heures | Manger Bouger [4] | page non datée |
| Fruits et légumes | Au moins 5 portions par jour, jus exclus | Manger Bouger [5] | page non datée |
| Sel | Moins de 5 g par jour | OMS [8], Manger Bouger [7] | 26/01/2026 (OMS) |
| Sucres libres | Moins de 10 % de l’énergie, soit 50 g pour environ 2 000 calories par jour | OMS [8] | 26/01/2026 |
| Fibres | Au moins 25 g par jour | OMS [8] | 26/01/2026 |
| Boissons | L’eau, seule boisson recommandée ; jus et boissons sucrées : pas plus d’un verre par jour | Manger Bouger [27] | page non datée |
| Alcool | 10 verres standards par semaine au maximum, 2 par jour au maximum, des jours sans | Santé publique France [10] | mise à jour du 26/01/2026 |
| Sommeil | 7 heures minimum, habituellement recommandées | Inserm [13] | modifié le 08/11/2024 |
| Dents | Brossage au moins 2 fois par jour avec un dentifrice fluoré | HAS [24] | validée en mars 2010 |
| Soleil | Éviter de s’exposer entre 12 h et 16 h en été (métropole) | ARS Auvergne-Rhône-Alpes [23] | 17/07/2025 |
| Tabac | L’arrêt, seul moyen de se protéger | Santé publique France [11] | mise à jour du 15/10/2025 |
Repères généraux pour des adultes en bonne santé. En cas de grossesse, de maladie chronique ou de traitement en cours, demandez l’avis de votre médecin.
Deux précisions pratiques. Une portion de fruits ou de légumes pèse 80 à 100 grammes : une tomate moyenne, une pomme, un bol de soupe ou une poignée de haricots verts [5]. Et un verre standard contient 10 grammes d’alcool pur, qu’il s’agisse de vin, de bière ou de spiritueux, tel qu’il est servi au bar ou au restaurant [10].
Une journée type, du réveil au coucher
Voici à quoi peut ressembler une journée ordinaire qui tient les repères. C’est un exemple à adapter à vos horaires et à votre santé, pas une prescription.
Le matin
Levez-vous à la même heure chaque jour, y compris le week-end. L’OMS le conseille parmi ses gestes contre le stress [14].
Au petit-déjeuner, un fruit entier fait avancer le compteur des 5 portions. Un jus de fruits, lui, ne compte pas, quel qu’il soit [5].
Le trajet est souvent le premier gisement d’activité. Manger Bouger rappelle que l’activité physique compte aussi quand elle se fait dans les transports ou au travail [3]. Descendre un arrêt plus tôt et finir à pied, ou venir à vélo, c’est déjà une partie de vos 30 minutes. Si vous voulez savoir ce qu’apporte ce type d’effort, notre article sur les bienfaits de la marche rapide fait le point.
Au travail

Le piège classique, c’est la matinée entière sur sa chaise. Manger Bouger conseille de marcher quelques minutes et de s’étirer au bout de 2 heures d’affilée en position assise. Ajoutez quelques mouvements qui mobilisent les articulations : rotations des épaules, du bassin, des chevilles, des poignets, des mains et de la tête [4].
Quelques idées faciles à caser :
- téléphoner debout, ou mieux, en marchant [4] ;
- aller voir un collègue au lieu de lui écrire ;
- se lever pour remplir sa gourde ou sa tasse.
Dans la gourde, de l’eau : pour Manger Bouger, c’est la seule boisson recommandée. Le thé, le café sans excès et les infusions non sucrées en apportent aussi [27].
Un poste bien réglé rend aussi ces heures plus confortables. Nos conseils pour bien régler son poste devant l’ordinateur détaillent l’écran, la chaise et le clavier. Et pour comprendre pourquoi le temps assis compte autant, lisez notre article sur les risques de la sédentarité et comment les réduire.
Le midi

Une bonne part de légumes, un féculent complet, des légumes secs ou du poisson de temps en temps : c’est la direction que donne Manger Bouger, qui range les légumes secs parmi les aliments à augmenter et les féculents complets parmi ceux vers lesquels aller [6]. Pour composer l’assiette sans se prendre la tête, suivez notre méthode pour construire une assiette équilibrée.
Côté sel, le premier réflexe tient en une phrase : goûtez avant de saler [7]. Mais l’essentiel du sel ne vient pas de la salière. Il se cache dans le pain, les fromages, les charcuteries, les condiments, les plats préparés, les soupes et les biscuits, qui sont la principale source de sel de notre alimentation [7]. Un sandwich jambon-fromage en cumule donc plusieurs. Pour repérer ce sel caché en rayon, apprenez à lire une étiquette nutritionnelle.
L’après-midi
Un coup de fatigue après le déjeuner ? Si vous avez la possibilité de vous isoler, une courte sieste est une option. Selon l’Inserm, la sieste type dure 15 à 20 minutes, plutôt en début d’après-midi et dans un endroit calme [13]. Ce n’est pas une obligation, et beaucoup de bureaux ne s’y prêtent pas. Une pause de quelques minutes debout fait aussi partie des bonnes habitudes de la journée [4].
Le soir
Si les 30 minutes d’activité ne sont pas faites, c’est le moment. Une marche après le dîner, un tour à vélo ou des tâches ménagères menées d’un bon pas comptent, puisque l’activité physique inclut les activités domestiques et les loisirs [3].
Pour la suite de la soirée :
- si suivre l’actualité à la télévision ou sur les réseaux sociaux vous stresse, limitez le temps que vous y passez [14] ;
- l’usage tardif d’écrans, riches en lumière bleue, retarde l’endormissement [13] (nous détaillons le lien entre écrans le soir et sommeil) ;
- brossez-vous les dents avec un dentifrice fluoré : la HAS recommande au moins deux brossages par jour [24], le soir est donc un passage obligé ;
- couchez-vous à heure régulière, comme vous vous levez [14].
Garder du lien avec les autres
On y pense moins, et pourtant l’OMS en fait un sujet de santé. La solitude touche une personne sur six dans le monde [15]. La solitude et l’isolement social sont associés à un risque plus élevé d’accident vasculaire cérébral, de maladie cardiaque, de diabète, de déclin cognitif et de décès prématuré. Les personnes qui se sentent seules sont deux fois plus susceptibles de souffrir de dépression [15]. Ces données décrivent un lien, ce qui ne suffit pas à prouver une relation de cause à effet.
Les gestes proposés par l’OMS sont à la portée de tout le monde : tendre la main à un ami dans le besoin, ranger son téléphone pendant une conversation, saluer un voisin, rejoindre un groupe local ou faire du bénévolat [15]. Un coup de fil à un proche sur le trajet du retour, c’est déjà ça.
Une semaine type pour tenir les repères
Sur une semaine, les repères se répartissent assez facilement. Cinq jours avec 30 minutes de marche rapide ou de vélo font 150 minutes, le minimum fixé par l’OMS [2][3]. On ajoute deux séances de renforcement musculaire, d’assouplissement et d’équilibre [3]. Voici un exemple.
| Jour | Bouger | À côté |
|---|---|---|
| Lundi | 30 minutes de marche rapide (trajet domicile-travail) | Pause debout toutes les 2 heures au bureau |
| Mardi | Séance de renforcement musculaire, assouplissement et équilibre | Pause debout toutes les 2 heures au bureau |
| Mercredi | 30 minutes de vélo ou de marche | Courses : légumes de saison, légumes secs, fruits à coque non salés |
| Jeudi | 30 minutes de marche rapide | Repas fait maison préparé la veille |
| Vendredi | Seconde séance de renforcement, assouplissement et équilibre | Pause debout toutes les 2 heures au bureau |
| Samedi | 30 minutes d’activité au choix (vélo, marche, tâches domestiques actives) | Un moment avec d’autres : activité de groupe, bénévolat, proches |
| Dimanche | 30 minutes de marche | Même heure de lever qu’en semaine |
Exemple illustratif construit à partir des repères de l’OMS et de Manger Bouger [2][3][4][6][14][15]. Toute la semaine : plusieurs jours sans alcool, et pas plus de 2 verres les autres jours [10].
Pour les courses, la liste « Augmenter » de Manger Bouger donne une bonne base : fruits et légumes, légumes secs, fruits à coque non salés, fait maison [6]. Pas besoin de tout acheter frais. Les fruits et légumes surgelés ou en conserve sont aussi de bons choix, à condition de ne pas contenir de sucres ajoutés ni trop de sodium [8].
À quelle intensité marcher ? À intensité modérée, vous êtes un peu essoufflé mais vous pouvez tenir une conversation. À intensité élevée, parler devient difficile et vous transpirez beaucoup [3]. Les deux comptent.
Si vous partez de zéro, ce tableau peut sembler beaucoup. L’OMS le dit clairement : toute quantité d’activité physique vaut mieux qu’aucune [2]. Manger Bouger conseille de commencer doucement, à votre rythme [3]. Deux marches dans la semaine valent mieux qu’un programme abandonné au bout de dix jours.
Les rendez-vous de prévention entre 30 et 50 ans
Cette partie donne une information générale. Votre situation personnelle (antécédents, symptômes, traitement) se voit avec votre médecin traitant.
Mon bilan prévention

Mon bilan prévention est un rendez-vous gratuit proposé à quatre âges de la vie : entre 18 et 25 ans, entre 45 et 50 ans, entre 60 et 65 ans, et entre 70 et 75 ans. On ne peut en faire qu’un seul par tranche d’âge [17].
Concrètement, un professionnel de santé échange avec vous pendant 30 à 45 minutes sur vos habitudes de vie, pour fixer ensemble vos priorités de santé [17]. Plusieurs professionnels peuvent le réaliser : des médecins (dont votre médecin traitant), des infirmiers, des pharmaciens, des masseurs-kinésithérapeutes et, pour les femmes, des sages-femmes [17].
Le bilan est intégralement pris en charge par l’Assurance maladie, sans frais à avancer [17]. Avant le rendez-vous, vous pouvez remplir un auto-questionnaire facultatif sur le site ou l’application Mon Espace Santé [17].
Ce temps d’échange sert aussi à faire le point sur les rappels de vaccination, à participer aux dépistages organisés des cancers, et à parler de sujets plus personnels : isolement, addictions, sommeil, santé sexuelle, ménopause [17]. Pour préparer l’entretien, notre liste des questions à poser lors d’un bilan de santé peut servir, que vous soyez un homme ou une femme.
Les dépistages organisés des cancers
L’objectif d’un dépistage est de repérer un cancer à un stade précoce, avant même qu’il ne donne des symptômes, pour augmenter les chances de guérison [18]. Trois programmes organisés existent en France.
| Dépistage | Pour qui | Invitation | Examen |
|---|---|---|---|
| Col de l’utérus | Femmes de 25 à 65 ans | Le rythme dépend de l’âge et des résultats précédents : faites le point avec votre médecin | Examen cytologique avant 30 ans, test HPV ensuite |
| Sein | Femmes de 50 à 74 ans | Tous les 2 ans | Mammographie et examen clinique des seins |
| Côlon et rectum | Hommes et femmes de 50 à 74 ans | Tous les 2 ans | Test de recherche de sang dans les selles, à faire à domicile |
Sources : ARS Hauts-de-France, page du 05/10/2026 [18] ; Ordre national des pharmaciens, 28/01/2021 [19].
Quelques précisions. Le dépistage du col concerne toutes les femmes sans symptôme de 25 à 65 ans, y compris les femmes enceintes, ménopausées ou vaccinées contre les HPV [19]. Le moment du premier test HPV dépend des examens déjà faits : votre médecin vous le précisera. L’examen du dépistage du sein est pris en charge à 100 % par l’Assurance maladie, sans avance de frais [18].
Si vous avez des antécédents personnels ou familiaux de cancer, parlez-en à votre médecin : certaines personnes ne relèvent pas du dépistage organisé mais d’un suivi individuel, organisé par le médecin traitant ou un spécialiste [18].
La tension artérielle
Selon la HAS, l’hypertension artérielle touche près d’un adulte sur trois en France, et un hypertendu sur deux l’ignore [21]. La raison est simple : c’est une maladie silencieuse, qui ne donne généralement pas de symptômes [21]. La HAS demande d’ailleurs au médecin traitant de mesurer régulièrement la pression artérielle de ses patients, quel que soit le motif de la consultation [21].
Si vous ne vous souvenez pas de la dernière fois qu’on a pris votre tension, demandez-le lors de votre prochain rendez-vous.
Les vaccins
Santé publique France publie un calendrier simplifié des vaccinations. L’édition 2026 récapitule, selon l’âge, les vaccins recommandés et donne des conseils sur les rappels et les retards [25]. Le plus simple : retrouvez votre carnet de vaccination, puis faites le point avec votre médecin, votre pharmacien ou lors de votre bilan prévention, qui sert aussi à cela [17].
La peau
Surveillez vos grains de beauté avec la règle ABCDE : Asymétrie, Bords irréguliers, Couleur non homogène, Diamètre supérieur à 6 mm, Évolution dans le temps. En cas de doute, consultez un professionnel de santé [23]. La vigilance se justifie : selon l’ARS Auvergne-Rhône-Alpes, les cancers de la peau sont les plus fréquents en France, avec plus de 100 000 nouveaux cas chaque année [23]. Le lien entre soleil et vieillissement cutané est développé dans notre article sur la protection solaire et la prévention du vieillissement.
Erreurs fréquentes et idées reçues
« Je fais du sport, donc je ne suis pas sédentaire »
Les deux ne s’excluent pas. Manger Bouger le dit sans détour : si vous faites vos 30 minutes d’activité dynamique mais passez la plus grande partie de la journée assis, vous êtes actif mais sédentaire [4]. La séance du soir ne dispense pas des pauses debout de la journée.
« Un verre de vin par jour, c’est bon pour le cœur »
Santé publique France est claire : il n’y a pas de consommation d’alcool sans risque, et les risques augmentent au cours de la vie avec la quantité bue [10]. Dès 2019, l’agence rappelait que les risques existent dès le premier verre quotidien [9]. Le repère de 2 verres par jour est un maximum, pas une dose conseillée. Si vous buvez, faites-le lentement, en mangeant et en alternant avec de l’eau [10].
« Un jus de fruits compte comme un fruit »
Non. Les jus de fruits, quels qu’ils soient, ne comptent pas comme une portion de fruits [5]. Même chose pour les boissons sucrées, sodas light compris : Manger Bouger conseille de les limiter le plus possible, avec les jus, et de ne pas dépasser un verre par jour. Mieux vaut un fruit entier [27].
« Il fait frais, pas besoin de se protéger du soleil »
L’intensité des UV n’a rien à voir avec la chaleur ressentie. Il peut faire frais ou nuageux avec des UV élevés [23]. L’ARS recommande de combiner plusieurs protections : vêtements, lunettes, crème solaire [23]. Nous expliquons pourquoi un SPF 50 tous les jours peut avoir du sens.
« Je n’ai aucun symptôme, donc ma tension va bien »
L’hypertension ne prévient pas : elle ne donne généralement aucun symptôme [21]. Seule une mesure permet de savoir.
« C’est naturel, donc sans risque »
Les compléments vendus au rayon bien-être n’échappent pas à cette question. Nous avons consacré un article entier à cette idée reçue : « naturel » ne veut pas dire sans risque.
« Je vais tout changer lundi »
Arrêter de fumer, se mettre au sport, cuisiner tous les soirs et se coucher tôt, le tout la même semaine : c’est beaucoup. Des chercheurs spécialistes des habitudes conseillent l’inverse : viser des changements petits et faciles à tenir, parce qu’un échec décourage, et choisir une action simple à répéter chaque jour [26]. Notre guide des habitudes durables, cité plus haut, détaille la méthode.
Stress, sommeil, tabac : quand se faire aider
Le stress
Le stress est une réponse humaine naturelle à une situation difficile. Un léger stress n’est pas une mauvaise chose : il aide à mener nos activités. Trop de stress, en revanche, peut entraîner des problèmes de santé physique et mentale [14]. L’OMS conseille de garder un emploi du temps régulier, de rester en contact avec sa famille et ses amis, et de limiter le temps passé sur l’actualité si elle vous angoisse [14].
Le sommeil
L’Inserm parle de 7 heures de sommeil minimales par 24 heures, habituellement recommandées pour les adultes. En 2017, les adultes dormaient en moyenne 6 heures 42 en semaine, donc en dessous [13]. Des données plus récentes existent : nous les présentons dans notre article sur combien d’heures de sommeil il faut.
Le tabac
En moyenne, un fumeur régulier sur deux meurt de son tabagisme. Le seul moyen de se protéger est l’arrêt [11]. Vous n’êtes pas obligé de le faire seul. Le 39 89 met en relation avec des tabacologues, gratuitement, du lundi au samedi de 8 h à 20 h [12]. Selon Tabac info service, être accompagné par un professionnel de santé, au téléphone ou en face à face, multiplie les chances de réussite [12].
L’alcool
Si vous voulez réduire votre consommation, le site Alcool Info Service recense les ressources et les aides disponibles [10].
Quand consulter
- Le stress ou l’anxiété vous empêchent de faire face : parlez-en à un professionnel de santé ou à une personne de confiance [14].
- Vous êtes en détresse, vous avez des pensées suicidaires, ou vous vous inquiétez pour un proche : appelez le 3114, numéro national de prévention du suicide, gratuit, 24 h/24 et 7 j/7 [16].
- Un grain de beauté change, ou une tache vous fait douter : consultez un professionnel de santé [23].
- Votre tension n’a jamais été mesurée, ou pas depuis longtemps : demandez-le lors d’une consultation [21].
- Vous voulez arrêter de fumer ou boire moins : le 39 89 [12], Alcool Info Service [10], votre médecin ou votre pharmacien.
- Vous avez des antécédents personnels ou familiaux de cancer : un suivi individuel peut remplacer le dépistage organisé, voyez votre médecin traitant [18]. Vous avez entre 50 et 74 ans et n’avez pas reçu d’invitation : parlez-en aussi à votre médecin.
- Vous reprenez une activité physique après une longue pause et vous avez un problème de santé connu : parlez-en d’abord à votre médecin.
Nos guides pour aller plus loin
Cette page est le point de départ de notre rubrique Prévention et habitudes. Pour creuser un thème :
Bouger. Combien de minutes viser selon l’intensité : notre article sur combien de cardio par semaine. Pour organiser les deux séances de muscles : combien de séances de renforcement par semaine.
Manger. Le chiffre de la balance ne dit pas tout : nous comparons poids idéal et tour de taille comme indicateurs à suivre.
Bilans et suivi. Les points à surveiller chez l’homme passé la trentaine : la santé masculine après 35 ans.
Bien s’informer. Un titre alarmant, une vidéo virale, un conseil de forum : voici comment trier les conseils santé trouvés sur internet.
Questions fréquentes
Quels sont les piliers d’une bonne santé ?
Selon les sites, on en compte quatre, cinq, parfois sept. Le nombre importe peu. Parmi ce qui augmente le risque de mourir d’une maladie non transmissible, l’OMS cite le tabac, l’inactivité physique, l’usage nocif de l’alcool et une mauvaise alimentation [1] : quatre habitudes sur lesquelles chacun peut agir. Ajoutez-y le sommeil [13], le temps passé assis [4] et le lien avec les autres [15]. Reste le suivi médical, avec les rendez-vous de prévention décrits plus haut.
Peut-on rester en bonne santé sans faire de sport ?
Oui, si l’on bouge autrement. L’activité physique ne se limite pas au sport : elle compte aussi au travail, dans les transports, dans les tâches domestiques et les loisirs [3]. L’OMS rappelle que toute activité compte [2]. Le repère reste d’au moins 30 minutes d’activité dynamique par jour [3], qu’une marche rapide sur le trajet peut suffire à remplir.
Combien de verres d’alcool par semaine au maximum ?
Pas plus de 10 verres standards par semaine, pas plus de 2 par jour, avec des jours sans alcool dans la semaine [10]. Ce n’est pas un seuil sans danger : il n’y a pas de consommation d’alcool sans risque [10]. Pendant la grossesse et l’allaitement, c’est zéro alcool [10].
Qu’est-ce que Mon bilan prévention et qui peut en bénéficier ?
C’est un échange de 30 à 45 minutes avec un professionnel de santé sur vos habitudes de vie, intégralement pris en charge [17]. Il est ouvert entre 18 et 25 ans, 45 et 50 ans, 60 et 65 ans, 70 et 75 ans, une fois par tranche d’âge [17]. Médecins, infirmiers, pharmaciens, masseurs-kinésithérapeutes et sages-femmes peuvent le réaliser [17].
À quel âge commencent les dépistages organisés des cancers ?
À 25 ans pour le col de l’utérus, chez les femmes [19]. À 50 ans pour le sein, chez les femmes, et pour le côlon et le rectum, chez les hommes comme chez les femmes [18]. Ces deux derniers dépistages ont lieu tous les 2 ans jusqu’à 74 ans [18].
En pratique
Ne cherchez pas à tout appliquer cette semaine. Choisissez une seule chose : vous lever toutes les 2 heures au bureau, ou faire 30 minutes de marche sur le trajet du retour. Et si vous avez entre 45 et 50 ans, vérifiez si vous avez déjà fait votre bilan prévention. Quand celle-là tient, passez à la suivante.
Sources
Toutes les sources ont été consultées le 13/10/2026, et revérifiées le même jour lors du fact-check.
- [1] Organisation mondiale de la Santé. Maladies non transmissibles (aide-mémoire). 25/09/2025. https://www.who.int/fr/news-room/fact-sheets/detail/noncommunicable-diseases
- [2] Organisation mondiale de la Santé. Activité physique (aide-mémoire). 26/06/2024. https://www.who.int/fr/news-room/fact-sheets/detail/physical-activity
- [3] Manger Bouger (Santé publique France). Augmenter l’activité physique. Page non datée. https://www.mangerbouger.fr/l-essentiel/les-recommandations-sur-l-alimentation-l-activite-physique-et-la-sedentarite/augmenter/augmenter-l-activite-physique
- [4] Manger Bouger (Santé publique France). Réduire le temps passé assis. Page non datée. https://www.mangerbouger.fr/l-essentiel/les-recommandations-sur-l-alimentation-l-activite-physique-et-la-sedentarite/reduire/reduire-le-temps-passe-assis
- [5] Manger Bouger (Santé publique France). Augmenter les fruits et légumes. Page non datée. https://www.mangerbouger.fr/l-essentiel/les-recommandations-sur-l-alimentation-l-activite-physique-et-la-sedentarite/augmenter/augmenter-les-fruits-et-legumes
- [6] Manger Bouger (Santé publique France). Les recommandations sur l’alimentation, l’activité physique et la sédentarité. Page non datée. https://www.mangerbouger.fr/l-essentiel/les-recommandations-sur-l-alimentation-l-activite-physique-et-la-sedentarite
- [7] Manger Bouger (Santé publique France). Réduire les produits salés et le sel. Page non datée. https://www.mangerbouger.fr/l-essentiel/les-recommandations-sur-l-alimentation-l-activite-physique-et-la-sedentarite/reduire/reduire-les-produits-sales-et-le-sel
- [8] Organisation mondiale de la Santé. Alimentation saine (aide-mémoire). 26/01/2026. https://www.who.int/fr/news-room/fact-sheets/detail/healthy-diet
- [9] Santé publique France. Alcool et santé : améliorer les connaissances et réduire les risques (communiqué). 26/03/2019. https://www.santepubliquefrance.fr/presse/alcool-et-sante-ameliorer-les-connaissances-et-reduire-les-risques
- [10] Santé publique France. Comment réduire les risques de la consommation d’alcool ? Mis à jour le 26/01/2026. https://www.santepubliquefrance.fr/alcool/comment-reduire-les-risques-de-la-consommation-dalcool
- [11] Santé publique France. Tabac (dossier). Mis à jour le 15/10/2025. https://www.santepubliquefrance.fr/tabac
- [12] Tabac info service. Le 39 89. https://www.tabac-info-service.fr/je-me-fais-accompagner/le-39-89
- [13] Inserm. Sommeil (dossier). Publié le 07/08/2017, modifié le 08/11/2024. https://www.inserm.fr/dossier/sommeil/
- [14] Organisation mondiale de la Santé. Stress (questions-réponses). Page non datée. https://www.who.int/fr/news-room/questions-and-answers/item/stress
- [15] Organisation mondiale de la Santé. Le lien social est associé à un meilleur état de santé et à un risque réduit de décès prématuré (communiqué). 30/06/2025. https://www.who.int/fr/news/item/30-06-2025-social-connection-linked-to-improved-heath-and-reduced-risk-of-early-death
- [16] 3114, numéro national de prévention du suicide. Site officiel. https://3114.fr/
- [17] Santé.fr (ministère chargé de la santé). Mon bilan prévention : foire aux questions. 04/05/2026. https://www.sante.fr/mon-bilan-prevention-foire-aux-questions
- [18] ARS Hauts-de-France. Cancers : dépistage organisé. 05/10/2026. https://www.hauts-de-france.ars.sante.fr/cancers-depistage-organise-0
- [19] Ordre national des pharmaciens. Cancer du col utérin : communiquer sur les modalités du dépistage. 28/01/2021. https://www.ordre.pharmacien.fr/les-communications/focus-sur/les-actualites/cancer-du-col-uterin-communiquer-sur-les-modalites-du-depistage
- [20] Li Y, et al. Impact of Healthy Lifestyle Factors on Life Expectancies in the US Population. Circulation. 2018. PMID 29712712. DOI 10.1161/CIRCULATIONAHA.117.032047. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/29712712/
- [21] Haute Autorité de santé. Hypertension artérielle de l’adulte : dépister tôt, traiter mieux (communiqué). Publié le 27/10/2016, modifié le 17/06/2019. https://www.has-sante.fr/jcms/c_2680281/fr/hypertension-arterielle-de-l-adulte-depister-tot-traiter-mieux
- [22] Santé.fr (Fédération française de cardiologie). Les facteurs de risque cardiovasculaires. 21/05/2021. https://www.sante.fr/node/1875975
- [23] ARS Auvergne-Rhône-Alpes. Se protéger du soleil : comprendre les risques et adopter les bons gestes. 17/07/2025. https://www.auvergne-rhone-alpes.ars.sante.fr/se-proteger-du-soleil-comprendre-les-risques-et-adopter-les-bons-gestes
- [24] Haute Autorité de santé. Stratégies de prévention de la carie dentaire (recommandation). Validée en mars 2010. https://www.has-sante.fr/jcms/c_991247/fr/strategies-de-prevention-de-la-carie-dentaire
- [25] Santé publique France. Calendrier simplifié des vaccinations 2026 (carte postale). Publiée le 07/09/2026, mise à jour le 09/10/2026. https://www.santepubliquefrance.fr/vaccination/carte-postale/calendrier-simplifie-des-vaccinations-2026-carte-postale
- [26] Gardner B, Lally P, Wardle J. Making health habitual: the psychology of ‘habit-formation’ and general practice. British Journal of General Practice. 2012;62(605):664-666. PMID 23211256. DOI 10.3399/bjgp12X659466. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/23211256/
- [27] Manger Bouger (Santé publique France). Réduire les boissons sucrées, aliments gras, sucrés, salés et ultra-transformés. Page non datée. https://www.mangerbouger.fr/l-essentiel/les-recommandations-sur-l-alimentation-l-activite-physique-et-la-sedentarite/reduire/reduire-les-boissons-sucrees-aliments-gras-sucres-sales-et-ultra-transformes
- [28] Irdes (Institut de recherche et documentation en économie de la santé), Safon M-O. L’économie de la prévention en santé (bibliographie thématique), « Définition de la prévention ». Février 2023. https://www.irdes.fr/documentation/syntheses/economie-de-la-prevention-en-sante.pdf
