À retenir
- Un complément alimentaire est une denrée alimentaire, pas un médicament. Son étiquette ne peut ni attribuer ni évoquer des propriétés de prévention, de traitement ou de guérison d’une maladie [1][2].
- Les quantités sont exprimées pour la portion journalière recommandée par le fabricant, et en % des valeurs de référence pour les vitamines et les minéraux [1][2].
- Une allégation de santé n’est permise que si elle est autorisée et inscrite sur les listes de l’Union européenne [3]. Certaines allégations sur des plantes, dont l’évaluation n’est pas terminée, peuvent encore être utilisées en attendant une décision [4][5].
- Un effet indésirable peut être déclaré à la nutrivigilance de l’Anses, qui a enregistré 478 déclarations en 2024 [9].
Qu’est-ce qu’un complément alimentaire, au sens de la loi ?
La directive européenne 2002/46/CE définit les compléments alimentaires comme des « denrées alimentaires dont le but est de compléter le régime alimentaire normal ». Ils constituent « une source concentrée de nutriments ou d’autres substances ayant un effet nutritionnel ou physiologique » et se vendent sous forme de doses [2]. Le décret français n° 2006-352 reprend cette définition [1].
Les « nutriments » visés sont les vitamines et les minéraux [2]. Les « autres substances » peuvent être des substances chimiquement définies ou des ingrédients issus de végétaux, c’est-à-dire des plantes ou des extraits de plantes [1]. Pour les « doses », la directive cite les gélules, pastilles, comprimés, pilules, sachets de poudre, ampoules et flacons compte-gouttes [2].
Ce statut d’aliment pèse directement sur l’étiquette. L’étiquetage, la présentation et la publicité d’un complément « n’attribuent pas à ces produits des propriétés de prévention, de traitement ou de guérison d’une maladie humaine, ni n’évoquent ces propriétés » [S2, art. 6.2]. Le décret français pose la même règle [S1, art. 8], et le règlement européen sur l’information des consommateurs (dit « INCO ») l’étend à toutes les denrées [S7, art. 7.3].
Si une boîte promet de « soigner », « guérir » ou « prévenir » une maladie, il y a donc un problème. Un complément peut parler de nutrition et de fonctionnement normal de l’organisme, dans un cadre précis que l’on verra plus bas. Il ne peut pas se présenter comme un traitement.
Quelles mentions obligatoires trouver sur l’étiquette ?
Le décret n° 2006-352 impose cinq mentions propres aux compléments alimentaires (article 10), auxquelles s’ajoutent les quantités chiffrées par portion journalière (article 12) [1]. Le règlement INCO ajoute les mentions communes à tous les aliments, comme la liste des ingrédients ou la date de durabilité minimale [S7, art. 9]. Voici ce que chacune signifie.
| Mention sur l’étiquette | Ce qu’elle veut dire pour vous | Texte de référence |
|---|---|---|
| « Complément alimentaire » | Le produit est un aliment, pas un médicament | Décret 2006-352, art. 9 [1] ; directive 2002/46/CE, art. 6.1 [2] |
| Nom des catégories de nutriments ou de substances (par exemple « vitamines », « extraits de plantes ») | Ce qui caractérise le produit | Décret, art. 10, 1° [1] ; directive, art. 6.3 a [2] |
| Portion journalière recommandée (par exemple « 2 gélules par jour ») | La dose sur laquelle toutes les quantités affichées sont calculées | Décret, art. 10, 2° et art. 12 [1] ; directive, art. 6.3 b et 8.2 [2] |
| Quantités en chiffres par portion journalière (mg, µg…) | La quantité moyenne apportée par la dose du jour | Décret, art. 12 [1] ; directive, art. 8.1, 8.2 et 9.1 [2] |
| % VNR pour les vitamines et les minéraux | La part de la valeur nutritionnelle de référence couverte par la dose du jour | Décret, art. 12 [1] ; directive, art. 8.3 [2] ; règlement INCO, annexe XIII [7] |
| Avertissement contre le dépassement de la dose journalière | Ne pas prendre plus que la portion indiquée | Décret, art. 10, 3° [1] ; directive, art. 6.3 c [2] |
| Mention indiquant que le produit ne remplace pas une alimentation variée (formulation libre) | Le complément ne se substitue pas à une alimentation équilibrée | Décret, art. 10, 4° [1] ; directive, art. 6.3 d [2] |
| « Tenir hors de la portée des jeunes enfants » | Avertissement obligatoire | Décret, art. 10, 5° [1] ; directive, art. 6.3 e [2] |
| Liste des ingrédients et allergènes | La composition complète, excipients compris | Règlement INCO, art. 9.1 b et c [7] |
| Quantité nette, date de durabilité minimale, conditions de conservation | Les informations communes à toute denrée | Règlement INCO, art. 9.1 e à g [7] |
| Nom ou raison sociale et adresse de l’exploitant | Le responsable de l’information, que vous pouvez contacter | Règlement INCO, art. 9.1 h [7] |
| Mise en garde propre à certaines plantes (grossesse, anticoagulants, durée d’emploi…) | Une restriction imposée pour cette plante | Arrêté du 24 juin 2014, annexe I [8] |
La portion journalière, première ligne à lire
Les quantités de nutriments et de substances doivent être déclarées « sous forme numérique » et se rapporter à « la portion journalière de produit recommandée par le fabricant telle qu’elle est indiquée sur l’étiquetage » [S2, art. 8.1 et 8.2]. Si la boîte indique 2 gélules par jour, les milligrammes affichés correspondent à 2 gélules, pas à une seule.
C’est pour cette raison qu’on compare mal deux produits en regardant seulement le dosage par gélule : deux boîtes peuvent afficher des chiffres proches avec des portions différentes. Le plus simple est de comparer les quantités pour la dose du jour, puis le nombre de jours que couvre la boîte.
Ces chiffres sont des valeurs moyennes, « calculées sur la base de l’analyse du produit effectuée par le fabricant » [S2, art. 9.1]. Ils ne sont pas mesurés sur chaque lot par une autorité.
Que signifie le « % VNR » ?
Pour les vitamines et les minéraux, la quantité doit aussi être exprimée en pourcentage des valeurs de référence [S2, art. 8.3]. Le décret français renvoie pour ces valeurs à l’annexe XIII du règlement INCO [S1, art. 12], qui les appelle « valeurs nutritionnelles de référence », en abrégé VNR [7]. Un « % VNR » indique donc quelle part de cette valeur de référence la portion journalière apporte. La directive autorise aussi une présentation sous forme de graphique [S2, art. 9.2].
Dans certains guides en ligne, vous croiserez encore le sigle AJR, pour « apports journaliers recommandés ». Le règlement INCO, lui, parle de VNR [7].
Pourquoi il n’y a pas de tableau « pour 100 g »
Sur un paquet de céréales, vous avez l’habitude d’un tableau nutritionnel. Les compléments en sont dispensés : la section du règlement INCO consacrée à la déclaration nutritionnelle « ne s’applique pas » aux produits relevant de la directive 2002/46/CE [S7, art. 29.1]. Chez eux, tout est rapporté à la dose du jour.
Les mentions communes à tous les aliments
Un complément reste une denrée, il suit donc aussi les règles générales du règlement INCO. On doit y trouver la dénomination, la liste des ingrédients, les ingrédients pouvant provoquer allergies ou intolérances, la quantité nette, la date de durabilité minimale ou la date limite de consommation, les conditions de conservation ou d’utilisation, le nom et l’adresse de l’exploitant, et un mode d’emploi lorsque son absence gênerait un usage approprié [S7, art. 9.1].
Deux règles aident à lire la composition. Les ingrédients sont rangés « dans l’ordre décroissant de leur importance pondérale » au moment de la fabrication : le premier de la liste est celui qui pèse le plus [S7, art. 18.1]. Les allergènes, eux, doivent se distinguer du reste de la liste, par exemple par la police, le style des caractères ou la couleur du fond [S7, art. 21.1 b].
Ces mentions doivent être lisibles. Le règlement fixe une hauteur de x (la hauteur d’une lettre minuscule comme « x ») égale ou supérieure à 1,2 mm, ou à 0,9 mm quand la plus grande face de l’emballage mesure moins de 80 cm² [S7, art. 13.2 et 13.3].
Allégations : qu’est-ce qu’un complément alimentaire a le droit d’affirmer ?
Le règlement (CE) n° 1924/2006 part d’un principe simple : les allégations de santé « sont interdites sauf si » elles sont autorisées et figurent sur les listes européennes [S3, art. 10.1]. Une allégation de santé, c’est tout message qui suggère un lien entre un aliment, ou l’un de ses composants, et la santé [S3, art. 2.2]. Les images et les symboles comptent aussi [S3, art. 2.2, 1)].
Ce qui est autorisé
Chaque allégation autorisée a un libellé et des conditions d’emploi précis. Le règlement (UE) n° 432/2012 en donne la liste. Exemple : « Le magnésium contribue à réduire la fatigue ». Cette phrase n’est utilisable que si le produit est au moins une « source de magnésium » au sens du règlement 1924/2006 [4]. Autre exemple : « La vitamine C contribue à la formation normale de collagène pour assurer le fonctionnement normal des vaisseaux sanguins » [4].
Une allégation de santé doit aussi être accompagnée de plusieurs informations : une mention sur l’importance d’une alimentation variée et équilibrée et d’un mode de vie sain, la quantité et le mode de consommation nécessaires pour obtenir l’effet annoncé, et, s’il y a lieu, une indication pour les personnes qui devraient éviter le produit ou un avertissement en cas de risque lié à une consommation excessive [S3, art. 10.2].
Et les promesses vagues, comme « vitalité » ou « bien-être » ? Le règlement n’autorise une référence à des effets bénéfiques généraux et non spécifiques que si elle est « accompagnée d’une allégation de santé spécifique » figurant sur les listes [S3, art. 10.3]. Un mot flatteur isolé, sans allégation précise à côté, ne suffit pas.
Ce qui est interdit
Certains messages sont exclus, même pour un produit par ailleurs conforme :
- toute allégation de prévention, de traitement ou de guérison d’une maladie humaine [S1, art. 8][S2, art. 6.2] ;
- les allégations faisant référence au rythme ou à l’importance de la perte de poids, du type « perdez X kilos en Y jours » [S3, art. 12 b] ;
- les références aux recommandations d’un médecin ou d’un professionnel de santé déterminé [S3, art. 12 c] ;
- les allégations laissant penser que ne pas consommer le produit pourrait nuire à la santé [S3, art. 12 a] ;
- toute mention affirmant ou suggérant qu’une alimentation équilibrée et variée ne suffit pas à apporter les nutriments nécessaires [S2, art. 7][S1, art. 11].
Plus largement, une allégation ne doit pas être « inexacte, ambiguë ou trompeuse », ni jouer sur des craintes liées aux fonctions corporelles [S3, art. 3]. Le règlement INCO interdit aussi d’attribuer à un aliment « des effets ou qualités qu’elle ne possède pas » [S7, art. 7.1 b].
Comment vérifier une allégation dans le registre de l’UE ?
La Commission européenne tient un registre des allégations nutritionnelles et de santé [S3, art. 20.1]. D’après sa page de présentation, il recense les allégations nutritionnelles permises, les allégations de santé autorisées avec leurs conditions d’utilisation et leurs restrictions, et les allégations non autorisées avec les raisons du refus [5][6]. La Commission précise qu’il est publié « for information only », c’est-à-dire à titre d’information [5].
Notez la substance (magnésium, vitamine C…) et la phrase exacte de l’étiquette. Cherchez cette substance dans le registre, puis comparez le libellé autorisé et ses conditions avec ce que dit la boîte. Une reformulation très éloignée du texte autorisé mérite de la méfiance. La base de recherche est une application en ligne de la Commission, accessible depuis la page du registre [5].
Une limite à connaître : le registre affiche les allégations sur lesquelles une décision a été prise [5]. La Commission précise que certaines allégations n’y figurent pas, notamment celles qui portent sur des substances botaniques et dont l’évaluation n’est pas finalisée [5]. Une allégation sur une plante absente du registre n’est donc pas forcément illégale. On y vient.
Plantes, « naturel » : quels mots lire avec prudence ?
En 2012, la Commission européenne a reconnu qu’un certain nombre d’allégations sur les « substances botaniques » attendaient encore la fin de leur évaluation scientifique par l’Autorité européenne de sécurité des aliments [S4, considérant 10]. Ces allégations « peuvent continuer à être utilisées » à titre transitoire, selon l’article 28, paragraphes 5 et 6, du règlement 1924/2006 [S4, considérant 11]. Au 11/10/2026, la page du registre de la Commission les range toujours parmi les allégations dont l’examen n’est pas finalisé [5].
Pourquoi une allégation sur une plante n’est pas forcément validée
Face à « contribue au fonctionnement normal… » à propos d’une vitamine, on peut vérifier que le libellé a été autorisé. À propos d’un extrait de plante, la même tournure peut relever de ce régime d’attente : la phrase est tolérée, mais l’évaluation scientifique n’a pas été menée à son terme [4]. Sa présence sur la boîte ne prouve donc pas que l’effet a été démontré.
Ce que l’étiquette doit dire d’une plante
En France, la liste des plantes autorisées dans les compléments, hors champignons, est fixée par l’arrêté du 24 juin 2014 [8]. Le fabricant doit identifier chaque plante par sa dénomination scientifique complète, son nom vernaculaire et la partie utilisée (feuille, racine…) [S8, art. 8]. Cet article vise l’identification de la matière première : il n’impose pas, à lui seul, d’imprimer ces informations sur la boîte. Quand l’étiquette donne le nom latin et la partie de la plante, l’information est utile, car le nom latin permet de savoir précisément de quelle plante il s’agit.
Pour certaines plantes, l’arrêté impose en revanche une mise en garde sur l’étiquette. Quelques exemples tirés de l’annexe I [8] :
- Andrographis paniculata : un avertissement déconseillant l’emploi aux femmes enceintes ;
- Ginkgo biloba (feuille) : « Consultez votre médecin en cas de prise simultanée d’anticoagulants » ;
- réglisse (Glycyrrhiza glabra) : « Ne pas utiliser pendant plus de 6 semaines sans avis médical ».
Ces avertissements sont exigés par le texte. Lisez-les avant la première prise.
« Naturel » : un mot encadré dans un seul cas
Le mot « naturel » rassure, mais le droit européen ne l’encadre qu’à un endroit précis. Selon l’annexe du règlement 1924/2006, « naturellement/naturel » peut accompagner une allégation nutritionnelle (« source de… », par exemple) quand l’aliment remplit naturellement les conditions de cette allégation [S3, annexe]. En dehors de ce cas, les sources que nous avons consultées ne donnent pas de définition propre aux compléments.
Reste la règle générale du règlement INCO : une étiquette ne doit pas suggérer que le produit possède des caractéristiques particulières « alors que toutes les denrées alimentaires similaires possèdent ces mêmes caractéristiques » [S7, art. 7.1 c]. Un ingrédient d’origine végétale ne dit rien, par lui-même, de la sécurité du produit. L’Anses recommande par exemple à plusieurs groupes de personnes (femmes enceintes, personnes atteintes de certaines pathologies thyroïdiennes, hépatiques ou cardiaques, entre autres) de s’abstenir des compléments contenant Withania somnifera [9].
Même chose pour des formules comme « testé cliniquement » : les textes consultés ne les définissent pas. Elles restent soumises à l’interdiction générale des allégations trompeuses [S3, art. 3][S7, art. 7].
Déclaré ne veut pas dire validé : que vérifie l’administration ?
Selon le décret n° 2006-352, dans le cas général, le responsable de la première mise sur le marché d’un complément « informe le ministre chargé de l’agriculture » et lui transmet « un modèle de son étiquetage » [S1, art. 15]. Le décret ne décrit pas, à ce stade, d’évaluation de l’efficacité du produit. Une déclaration ne prouve donc pas que le complément fonctionne.
La gestion de ces déclarations a changé de mains. D’après le rapport 2024 de l’Anses, la direction générale de l’alimentation (DGAL) est devenue responsable du suivi de la réglementation sur la mise sur le marché des compléments, auparavant confié à la DGCCRF [9]. Les déclarations passent désormais par le téléservice Compl’Alim, qui remplace Téléicare [9][12]. Sur la date du changement, les sources officielles divergent : septembre 2024 pour l’Anses, alors que la page du ministère sur data.gouv.fr cite à la fois septembre 2024 et septembre 2025. Nous ne tranchons donc pas.
La DGCCRF, elle, reste chargée de la loyauté de l’information et de l’étiquetage, y compris de la surveillance des allégations abusives, toujours selon l’Anses [9].
Pour savoir si un produit a été déclaré, le ministère de l’Agriculture publie un jeu de données sur data.gouv.fr. Il recense les produits ayant « obtenu une attestation de déclaration de commercialisation sur le territoire français ». Les produits en attente, retirés ou refusés n’y apparaissent pas [12]. Trouver un produit dans cette liste confirme une démarche administrative, rien de plus : cela ne dit rien de son efficacité.
Vous prenez déjà un complément ou vous achetez en ligne ?

Deux produits vendus pour des usages différents peuvent contenir les mêmes vitamines ou minéraux. Le ministère chargé de la santé prévient que les prendre en même temps, « même aux doses recommandées individuellement par leur fabricant respectif, peut provoquer un surdosage » [13]. Pour l’éviter, il conseille de ne pas prendre plusieurs compléments en même temps, de respecter les doses maximales indiquées sur l’étiquette et de tenir compte de ce qu’apporte déjà l’alimentation [13]. Si vous en prenez déjà un et qu’un autre vous tente, posez les deux étiquettes côte à côte, comparez les quantités par portion journalière nutriment par nutriment, et parlez-en à votre médecin ou à votre pharmacien [11].
Pour les achats sur Internet, la même page rappelle que la provenance des compléments vendus en ligne « est inconnue » et que leur composition exacte n’est pas garantie. Des sites basés hors de France peuvent aussi proposer des produits contenant des substances interdites par la législation française [13]. Une étiquette soignée ne garantit pas l’origine réelle du produit. L’Anses recommande de privilégier les circuits d’approvisionnement contrôlés par les pouvoirs publics [11].
Effet indésirable après un complément : que faire ?
L’Anses gère depuis le 13 novembre 2009 un dispositif de nutrivigilance, destiné à repérer rapidement les effets indésirables liés notamment aux compléments alimentaires. Jusqu’au 31 décembre 2024, l’agence a reçu 9 172 signalements, dont 478 déclarations enregistrées en 2024, année marquée par 9 alertes [9].
Les particuliers peuvent déclarer eux-mêmes, au même titre que les professionnels de santé et les metteurs sur le marché [9]. Deux voies existent : le portail national de signalement des événements sanitaires indésirables, ou le formulaire en ligne sur nutrivigilance-anses.fr [9]. Les déclarations sont enregistrées en préservant l’anonymat du consommateur [9].
L’Anses recommande cependant de prendre contact avec un professionnel de santé, pour que ce soit lui qui fasse la déclaration [10]. Elle peut aussi recontacter le déclarant pour obtenir des informations manquantes [9]. La composition, la portion journalière et le nom de l’exploitant figurent sur l’emballage [1][7].
Plus largement, l’Anses conseille de signaler la consommation de compléments à son médecin ou à son pharmacien, d’éviter d’en prendre plusieurs en même temps et d’éviter l’apport d’un même ingrédient par différentes sources, médicaments compris [11]. Elle appelle aussi à la prudence face aux interactions avec des médicaments qui, sans être avérées, « ne peuvent être écartées » [9].
Questions fréquentes
Un complément alimentaire est-il un médicament ?
Non. C’est une denrée alimentaire destinée à compléter le régime alimentaire normal [1][2]. Son étiquette, sa présentation et sa publicité ne peuvent pas lui attribuer, ni même évoquer, des propriétés de prévention, de traitement ou de guérison d’une maladie humaine [S2, art. 6.2].
Les quantités affichées correspondent-elles à une gélule ?
Pas forcément. Elles se rapportent à la portion journalière recommandée par le fabricant, telle qu’indiquée sur l’étiquette [S2, art. 8.2]. Si la dose du jour est de trois comprimés, les chiffres valent pour trois comprimés. Ce sont des valeurs moyennes issues des analyses du fabricant [S2, art. 9.1].
Que veut dire « % VNR » sur une boîte ?
C’est la part de la valeur nutritionnelle de référence qu’apporte la portion journalière, pour une vitamine ou un minéral [S2, art. 8.3][7]. Si la dose du jour est de deux gélules, le pourcentage vaut pour les deux.
Une allégation sur une plante a-t-elle été validée scientifiquement ?
Pas nécessairement. En 2012, la Commission a indiqué que l’évaluation d’un certain nombre d’allégations sur les plantes n’était pas terminée et qu’elles pouvaient continuer à être utilisées à titre transitoire [S4, considérants 10-11]. Leur présence sur l’étiquette ne garantit donc pas un effet démontré.
Peut-on prendre plusieurs compléments en même temps ?
L’Anses recommande d’éviter la consommation simultanée de plusieurs compléments et l’apport d’un même ingrédient par différentes sources, compléments et médicaments compris [11]. Elle conseille aussi d’en parler à son médecin ou à son pharmacien [11].
En résumé : dans quel ordre lire une étiquette ?
Retournez la boîte et repérez d’abord la portion journalière, puisque tous les chiffres en dépendent. Si vous prenez déjà un autre complément, comparez les nutriments des deux étiquettes et demandez conseil à votre médecin ou à votre pharmacien [11][13]. Lisez ensuite les avertissements, surtout ceux qui concernent une plante. Les allégations viennent en dernier : un « contribue à » sur une vitamine ou un minéral se vérifie dans le registre européen, alors qu’un « contribue à » sur une plante peut n’avoir jamais été évalué jusqu’au bout. Si un effet indésirable apparaît après la prise, il peut être déclaré à la nutrivigilance de l’Anses.
Sources
Droit en vigueur au 11/10/2026. Sources consultées le 11/10/2026, sauf [13] et les articles 18 et 21 du règlement INCO [7], consultés le 13/10/2026 (version consolidée du 01/04/2025). Les textes européens ont été lus dans leur dernière version consolidée disponible (directive 2002/46/CE : 26/11/2025 ; règlement 1924/2006 : 13/12/2014 ; règlement 1169/2011 : 01/04/2025 ; règlement 432/2012 : 20/08/2025).
- [1] Décret n° 2006-352 du 20 mars 2006 relatif aux compléments alimentaires, version consolidée, Légifrance. https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/JORFTEXT000000638341
- [2] Directive 2002/46/CE du 10 juin 2002 relative au rapprochement des législations des États membres concernant les compléments alimentaires, JO L 183 du 12/07/2002. https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=CELEX:32002L0046
- [3] Règlement (CE) n° 1924/2006 du 20 décembre 2006 concernant les allégations nutritionnelles et de santé portant sur les denrées alimentaires, JO L 404 du 30/12/2006. https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=CELEX:32006R1924
- [4] Règlement (UE) n° 432/2012 de la Commission du 16 mai 2012 établissant une liste des allégations de santé autorisées, JO L 136 du 25/05/2012. https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=CELEX:32012R0432
- [5] Commission européenne, EU register of health claims. https://food.ec.europa.eu/food-safety/labelling-and-nutrition/nutrition-and-health-claims/eu-register-health-claims_en
- [6] Commission européenne, Nutrition and Health Claims. https://food.ec.europa.eu/food-safety/labelling-and-nutrition/nutrition-and-health-claims_en
- [7] Règlement (UE) n° 1169/2011 du 25 octobre 2011 concernant l’information des consommateurs sur les denrées alimentaires (INCO), JO L 304 du 22/11/2011. https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=CELEX:32011R1169
- [8] Arrêté du 24 juin 2014 établissant la liste des plantes, autres que les champignons, autorisées dans les compléments alimentaires et les conditions de leur emploi, Légifrance. https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/JORFTEXT000029254516
- [9] Anses, Nutrivigilance, rapport d’activité 2024, octobre 2025. https://www.anses.fr/fr/system/files/Anses-RA2024-Nutrivigilance.pdf
- [10] Anses, Un nouveau site de déclaration en ligne pour la Nutrivigilance, 11/02/2021. https://www.anses.fr/fr/content/un-nouveau-site-de-declaration-en-ligne-pour-la-nutrivigilance
- [11] Anses, Certains compléments alimentaires à visée articulaire déconseillés aux populations à risque, 29/03/2019. https://www.anses.fr/fr/content/certains-complements-alimentaires-visee-articulaire-deconseilles-aux-populations-risque
- [12] Ministère de l’Agriculture, Déclarations de compléments alimentaires, jeu de données, data.gouv.fr. https://www.data.gouv.fr/datasets/declarations-de-complements-alimentaires
- [13] Ministère chargé de la santé, Les compléments alimentaires, Santé.fr, publié le 25/02/2025. https://www.sante.fr/les-complements-alimentaires
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Article préparé avec l’aide d’outils d’IA, à partir de sources scientifiques et institutionnelles vérifiées, puis relu par la rédaction. Information générale : ne remplace pas l’avis d’un professionnel de santé. Notre méthode
