Thés et boissons

Caféine : combien est-ce trop ?

Pour un adulte en bonne santé, l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) estime que jusqu'à 400 mg de caféine par jour, répartis sur la journée, ne posent pas de problème de sécurité. Avec ses propres teneurs, cela fait un peu plus de quatre cafés filtre de 200 ml. Deux autres repères comptent autant : pas plus de 200 mg en une seule prise, et 200 mg par jour au maximum pendant la grossesse. La sensibilité varie beaucoup d'une personne à l'autre, et chez certains adultes 100 mg près du coucher peuvent suffire à gêner le sommeil.

Expresso, mug de café, tasse de thé et verre de cola alignés sur un plan de travail
La caféine se cache dans plusieurs boissons du quotidien. (Illustration générée par IA.)

À retenir

  • Adulte en bonne santé : jusqu’à 400 mg par jour, et 200 mg par prise, selon l’EFSA [1].
  • Grossesse : 200 mg par jour au maximum, toutes sources confondues [1][6]. L’EFSA place l’allaitement sous le même repère [1].
  • Enfants et adolescents : 3 mg par kilo de poids corporel et par jour [1].
  • Une prise de 100 mg près du coucher peut déjà modifier la durée et la qualité du sommeil chez certains adultes [1].
  • Une canette de boisson énergisante de 250 ml contient environ 80 mg de caféine, autant qu’un expresso de 60 ml [1].

Les repères officiels, situation par situation

L’EFSA a publié en mai 2015 son avis scientifique sur la sécurité de la caféine, toutes sources alimentaires comprises : café, thé, sodas, boissons énergisantes, chocolat [1]. Santé Canada et la FDA américaine arrivent à des repères proches pour l’adulte. Pour la grossesse, en revanche, les chiffres diffèrent.

Situation Repère EFSA (Europe) [1] Autres repères
Adulte en bonne santé, sur la journée jusqu’à 400 mg par jour 400 mg : Santé Canada [3], FDA [5]
Adulte, en une seule prise jusqu’à 200 mg (environ 3 mg/kg) pas de repère distinct
Moins de 2 heures avant un effort physique intense jusqu’à 200 mg pas de repère distinct
Grossesse jusqu’à 200 mg par jour 200 mg : NHS [6] ; 300 mg : Santé Canada [3]
Allaitement 200 mg par jour (même rubrique que la grossesse) 300 mg : Santé Canada [3]
Enfants et adolescents 3 mg/kg de poids corporel par jour 2,5 mg/kg par jour : Santé Canada [3]
Près du coucher 100 mg peuvent gêner le sommeil de certains adultes pas de repère distinct

Ces chiffres se lisent avec deux précautions. Le repère de 400 mg vaut pour une consommation étalée « tout au long de la journée » (« consumed throughout the day ») [1]. Avaler la même quantité d’un coup, c’est autre chose, d’où la limite séparée de 200 mg par prise. Et ces seuils visent la population générale en bonne santé. L’Anses rappelle qu’il existe « une très grande variabilité de la sensibilité aux effets de la caféine », ce qui « rend complexe l’évaluation d’une dose de caféine associée à des effets indésirables » [2].

Pour la grossesse, nous retenons le repère de l’EFSA et du NHS (200 mg), plus prudent que celui de Santé Canada (300 mg) [1][3][6].

Combien de caféine dans vos boissons ?

Tout dépend de la préparation, de la taille de la tasse et du produit. L’EFSA prévient d’ailleurs que ses valeurs sont approximatives [1]. Elles ont un avantage : chaque teneur correspond à une portion précise.

Caféine par portion selon l’EFSA Teneur approximative en caféine par portion, en milligrammes, selon l’EFSA (2015). Café filtre, 200 ml : environ 90 mg. Expresso, 60 ml : environ 80 mg. Boisson énergisante, canette de 250 ml : environ 80 mg. Thé noir, 220 ml : environ 50 mg. Cola, canette de 355 ml : environ 40 mg. Chocolat noir, tablette de 50 g : environ 25 mg. Chocolat au lait, tablette de 50 g : environ 10 mg. Valeurs approximatives : la teneur et la taille des portions varient selon les produits et les pays. Caféine par portion selon l’EFSA En milligrammes, valeurs approximatives (≈). Portion indiquée pour chaque produit. La teneur varie selon le produit, la préparation et la taille de la tasse. 0 20 40 60 80 100 mg Café filtre Expresso Boisson énergisante Thé noir Cola Chocolat noir Chocolat au lait tasse de 200 ml 60 ml canette de 250 ml tasse de 220 ml canette de 355 ml tablette de 50 g tablette de 50 g ≈ 90 mg ≈ 80 mg ≈ 80 mg ≈ 50 mg ≈ 40 mg ≈ 25 mg ≈ 10 mg Source : EFSA, Caffeine (avis scientifique du 27 mai 2015), page consultée le 12/10/2026. Valeurs approximatives : teneurs et portions varient selon les produits et les pays. Conception Santé.
Caféine par portion, en mg, selon l’EFSA (2015), page consultée le 12/10/2026. Valeurs approximatives, détaillées dans le tableau ci-dessous.
Boisson ou aliment Portion Caféine (environ)
Café filtre tasse de 200 ml 90 mg
Expresso 60 ml 80 mg
Boisson énergisante canette de 250 ml 80 mg
Thé noir tasse de 220 ml 50 mg
Cola canette de 355 ml 40 mg
Chocolat noir tablette de 50 g 25 mg
Chocolat au lait tablette de 50 g 10 mg

Source : EFSA, Caffeine (avis scientifique de 2015) [1]. Valeurs approximatives : la teneur et la taille des portions varient selon les produits et les pays.

D’autres tables donnent des chiffres plus élevés pour le café. Santé Canada compte en moyenne 135 mg pour 237 ml de café infusé, et 179 mg pour un café filtre goutte-à-goutte du même volume [3]. La FDA indique 113 à 247 mg pour 355 ml de café infusé [5]. Un grand mug de café filtre peut donc approcher, voire dépasser à lui seul la limite de 200 mg par prise (calcul de la rédaction, à partir de [3][5]).

Côté thé, Santé Canada donne 30 à 50 mg pour 237 ml de thé noir ou vert infusé, et 0 mg pour le thé décaféiné. Le café décaféiné en garde un peu : 3 mg pour 237 ml [3]. Pour les boissons énergisantes, la FDA relève de 41 à 246 mg pour 355 ml selon les marques [5]. Mieux vaut lire l’étiquette. L’Anses, elle, donne un ordre de grandeur parlant : une canette standard de 250 ml apporte en moyenne autant de caféine que deux expressos de 50 ml [2].

Le détail pour le thé figure dans nos articles sur le thé vert et sur le choix entre thé vert et thé noir.

Ce que 400 mg représentent, en pratique

Aucune autorité ne fixe un nombre de tasses. Nous avons divisé les repères de l’EFSA par les teneurs de son propre tableau. C’est un calcul de la rédaction, pas une recommandation officielle, et il suppose que la boisson citée est votre seule source de caféine.

Repère EFSA [1] En cafés filtre (200 ml, 90 mg) En expressos (60 ml, 80 mg) En thés noirs (220 ml, 50 mg)
400 mg/jour (adulte) environ 4 5 8
200 mg par prise (adulte) 2 2 4
200 mg/jour (grossesse) 2 2 4

Tout s’additionne. Deux cafés filtre le matin, un cola au déjeuner et une demi-tablette de chocolat noir dans l’après-midi : avec les valeurs de l’EFSA, on arrive déjà vers 230 mg (2 × 90 + 40 + 12,5, calcul de la rédaction). Pendant la grossesse, ce total dépasserait le repère de 200 mg.

Pour situer la France, l’Anses estimait dans son avis de 2013 qu’environ 30 % des adultes dépassaient le seuil retenu comme générateur d’anxiété, qui correspond pour un adulte à l’apport d’environ six expressos [2].

Les signes d’un excès de caféine

Les autorités sanitaires décrivent des symptômes assez constants. La FDA cite un cœur qui bat plus vite, des palpitations, une tension plus élevée, l’insomnie ou un sommeil perturbé, l’anxiété, la nervosité, les maux d’estomac, les nausées et les maux de tête [5]. MedlinePlus, le site grand public de la Bibliothèque nationale de médecine des États-Unis, ajoute l’agitation, les tremblements et les vertiges [7]. Santé Canada mentionne aussi l’irritabilité [4].

Dans son avis sur les boissons énergisantes, l’Anses range parmi les effets indésirables « nombreux » de la caféine l’anxiété, la tachycardie (un cœur trop rapide), les troubles du sommeil et les migraines [2].

Il y a aussi l’habitude. MedlinePlus parle de dépendance : il faut en prendre davantage pour obtenir le même effet [7]. Si l’on arrête brutalement une consommation régulière, des maux de tête, de la somnolence, de l’irritabilité, des nausées ou des difficultés de concentration peuvent apparaître, et passent en général en quelques jours [7].

Les situations vraiment dangereuses

Quelques cafés ne suffisent pas à provoquer une intoxication grave. La FDA estime que des effets toxiques, comme des convulsions, peuvent survenir en cas de consommation rapide d’environ 1 200 mg de caféine, soit moins d’une demi-cuillère à café de caféine pure [5]. Le danger vient surtout des produits de caféine pure ou très concentrée : selon la FDA, ils peuvent avoir des conséquences graves, jusqu’au décès [5].

Les boissons énergisantes forment un cas à part. Entre le début de leur commercialisation en France, en 2008, et son avis de 2013, l’Anses a reçu 257 signalements d’effets indésirables. Elle en a analysé 212 et jugé le lien avec la boisson très vraisemblable ou vraisemblable dans 25 cas. Les symptômes de ces cas étaient surtout cardiovasculaires (arrêt cardiaque, douleurs ou oppression dans la poitrine, tachycardie, hypertension), psycho-comportementaux ou neurologiques [2]. L’agence recommande d’éviter de les associer à l’alcool, car la caféine peut réduire la perception de l’ivresse, et d’éviter aussi d’en boire pendant un exercice physique [2].

Pourquoi nous ne sommes pas égaux face à la caféine

Votre collègue enchaîne les expressos et dort très bien, alors qu’un café à 16 heures vous tient éveillé ? Ce contraste a des explications.

Selon MedlinePlus, la caféine atteint son pic dans le sang moins d’une heure après la boisson, et ses effets peuvent se faire sentir pendant quatre à six heures [7]. Le temps nécessaire pour en éliminer la moitié (la demi-vie) va d’environ 2 à 8 heures chez l’adulte. Ce chiffre vient d’une présentation d’Ursula Gundert-Remy, chercheuse associée à l’Institut fédéral allemand d’évaluation des risques (BfR), lors d’une réunion organisée par l’EFSA en mars 2015, et non de l’avis officiel lui-même [11].

Plusieurs facteurs expliquent ces écarts.

  • La génétique. Une enzyme du foie, le CYP1A2, transforme environ 95 % de la caféine absorbée, et des variations génétiques rendent son élimination très différente d’une personne à l’autre [9]. En 2013, l’Anses indiquait que 50 % de la population est considérée comme « métaboliseur lent », un profil plus sensible à la caféine [2]. Ce chiffre est à prendre avec prudence : la présentation faite à l’EFSA en 2015 jugeait ce marqueur génétique non directement lié à une élimination rapide ou lente, une fois le tabac et la consommation de caféine pris en compte [11].
  • Les hormones. Les contraceptifs oraux peuvent réduire l’élimination de la caféine [2][11].
  • La grossesse. La demi-vie s’allonge progressivement et peut atteindre 16 heures, soit trois à quatre fois plus qu’en dehors de la grossesse [11].
  • Le tabac et l’alcool. Le tabac interfère avec la transformation de la caféine par l’organisme, et une prise d’alcool peut allonger sa demi-vie [2].
  • D’autres facteurs encore : l’âge, le sexe, une maladie du foie, l’obésité, l’alimentation. La caféine interagit aussi avec de nombreux médicaments [9].

Les 400 mg de l’EFSA sont donc un repère pour la population, pas une garantie individuelle. Si vous ressentez des effets désagréables bien en dessous, c’est votre seuil qui compte.

Les personnes qui doivent être plus prudentes

Grossesse et allaitement

L’EFSA et le NHS britannique retiennent 200 mg par jour au maximum pendant la grossesse, toutes sources confondues [1][6]. Pour le NHS, une consommation excessive a été associée à un risque plus élevé de fausse couche et de mortinaissance [6]. L’Anses évoque un risque accru de retard de croissance du fœtus et rappelle que la caféine passe dans le lait maternel [2]. D’après la présentation faite à l’EFSA en 2015, ni le fœtus ni le placenta ne peuvent la métaboliser [11].

Le niveau de preuve reste discuté. Une revue Cochrane de 2015 n’a trouvé qu’un seul essai exploitable. Chez des buveuses d’au moins trois tasses de café par jour, réduire la caféine d’environ 182 mg par jour au deuxième et au troisième trimestre n’a modifié ni le poids de naissance ni le risque de prématurité, avec des preuves de faible qualité. Les auteurs concluent que les données ne permettent ni de confirmer ni d’infirmer l’intérêt d’éviter la caféine [8]. Faute de preuve solide dans un sens ou dans l’autre, les repères officiels restent la référence. Pour une situation précise, la sage-femme ou le médecin qui suit la grossesse est le bon interlocuteur.

Enfants et adolescents

L’EFSA propose 3 mg par kilo de poids corporel et par jour [1]. Pour un enfant de 30 kg, cela fait 90 mg, à peine plus qu’une canette de boisson énergisante de 250 ml (calcul de la rédaction, à partir de [1]). L’Anses décrit les enfants et les adolescents comme particulièrement sensibles, exposés à des troubles du sommeil, à la somnolence dans la journée et à un risque ultérieur de conduites addictives [2]. La FDA rapporte que les experts médicaux déconseillent les boissons énergisantes aux enfants et aux adolescents [5].

Certaines maladies et certains traitements

L’Anses appelle à une vigilance particulière les personnes sensibles à la caféine et celles atteintes de certains troubles cardiovasculaires, psychiatriques ou neurologiques, d’une insuffisance rénale ou d’une maladie grave du foie [2]. MedlinePlus conseille d’en parler à un professionnel de santé en cas de troubles du sommeil, de migraines ou de maux de tête chroniques, d’anxiété, de reflux ou d’ulcère, de troubles du rythme cardiaque ou d’hypertension [7].

Certains médicaments interagissent avec la caféine : si vous suivez un traitement, demandez à votre médecin ou à votre pharmacien s’il est concerné [5][7].

Caféine et sommeil : la question de l’heure

Pour l’EFSA, une prise unique de 100 mg peut modifier la durée et la qualité du sommeil chez certains adultes, surtout près du coucher [1]. C’est un peu plus qu’un expresso de 60 ml (80 mg) [1].

Combien de temps avant de se coucher ? Il n’existe pas d’heure limite officielle. Un essai mené à domicile a comparé 400 mg de caféine pris au coucher, 3 heures avant ou 6 heures avant, à un placebo. Le sommeil était perturbé dans les trois cas, y compris à 6 heures [10]. Les auteurs y voient un argument pour éviter une prise importante de caféine dans les six heures qui précèdent le coucher [10]. Attention à la dose testée : 400 mg d’un coup, soit le double de la limite par prise de l’EFSA. L’essai ne dit pas ce que fait un thé à 17 heures.

Si vos nuits sont fragiles, avancer le dernier café dans la journée est un réglage simple à tester. Le soir, un thé décaféiné évite la question : Santé Canada lui attribue 0 mg de caféine [3].

Quand consulter

Parlez-en à votre médecin ou à votre pharmacien :

  • si vous êtes enceinte, si vous allaitez ou si vous avez un projet de grossesse [5][7] ;
  • si vous avez des troubles du rythme cardiaque, de l’hypertension, de l’anxiété, des troubles du sommeil ou des migraines, et que vous consommez régulièrement de la caféine [2][7] ;
  • si vous prenez un traitement, pour savoir s’il interagit avec la caféine [5][7].

Des convulsions ou un malaise grave après la prise d’une grande quantité de caféine, en particulier sous forme de poudre ou de produit très concentré, sont une urgence [5] : appelez le 15 (Samu) ou le 112, numéro d’urgence européen [12].

Questions fréquentes

Combien de cafés par jour, c’est trop ?

Il n’y a pas de nombre officiel de tasses. Le repère de l’EFSA est de 400 mg par jour pour un adulte en bonne santé, sans dépasser 200 mg par prise [1]. Avec un café filtre de 200 ml à environ 90 mg, cela fait autour de quatre tasses sur la journée (calcul de la rédaction). Un grand mug peut contenir bien plus [3][5], et votre sensibilité personnelle compte autant que le chiffre [2].

Y a-t-il plus de caféine dans le thé que dans le café ?

À portion comparable, en général non. L’EFSA compte environ 50 mg pour une tasse de thé noir de 220 ml et 90 mg pour un café filtre de 200 ml [1]. Santé Canada donne 30 à 50 mg pour 237 ml de thé infusé, contre 135 mg pour le même volume de café infusé [3].

Le café décaféiné contient-il encore de la caféine ?

Un peu. Santé Canada indique 3 mg pour 237 ml de café décaféiné et 5 mg pour l’instantané décaféiné, contre 0 mg pour le thé décaféiné [3].

Arrêter la caféine d’un coup, est-ce un problème ?

Pour la FDA, le sevrage n’est pas considéré comme dangereux, mais il peut être désagréable, et mieux vaut réduire progressivement [5]. Après une consommation régulière, l’arrêt brutal peut entraîner des maux de tête, de la somnolence, de l’irritabilité, des nausées ou des difficultés de concentration, qui passent en général en quelques jours [7].

Alors, combien c’est trop ?

Pour la plupart des adultes, la limite de l’EFSA laisse de la marge : 400 mg par jour, pas plus de 200 mg d’un coup [1]. Un dépassement peut venir de ce qu’on ne compte pas. Un grand mug de café filtre peut valoir deux tasses, une canette de boisson énergisante pèse autant qu’un expresso, et le café de l’après-midi peut empiéter sur la nuit. Pendant la grossesse, le plafond descend à 200 mg par jour [1][6]. Si un seul café vous rend nerveux, votre limite à vous est plus basse : fiez-vous à ce que vous ressentez plutôt qu’au tableau [2].

Sources

Toutes les sources ont été consultées le 12/10/2026.

Écrit par M. A. B.

Fondateur de Conception Santé. Chaque article répond à une question concrète du quotidien et s'appuie sur des sources officielles et scientifiques (HAS, Anses, OMS, études publiées), vérifiées avant publication. Les articles sont préparés avec l'aide d'outils d'IA puis relus. En cas de problème de santé, consultez un médecin ou un pharmacien.

Article préparé avec l’aide d’outils d’IA, à partir de sources scientifiques et institutionnelles vérifiées, puis relu par la rédaction. Information générale : ne remplace pas l’avis d’un professionnel de santé. Notre méthode