À retenir
- Aucune autorité consultée ne fixe de nombre de tasses de thé. Les repères officiels portent sur la caféine [1][2][5][6][7].
- Une tasse contient de 14 à 61 mg de caféine selon le produit et la durée d’infusion, d’après des mesures sur 20 thés du commerce [3].
- Dans les grandes études d’observation, le risque de décès (toutes causes confondues) est un peu plus bas chez les buveurs de thé, mais il ne baisse plus au-delà de 2 à 3 tasses par jour [8][10][11].
- Le thé peut fournir plus de 45 % du fluor des adultes dans certaines enquêtes européennes, jusqu’à 63 %. L’EFSA fixe un niveau sûr de 3,3 mg par jour ; avec une eau aux teneurs habituelles, presque tous les groupes d’âge restent en dessous [16][17].
- Ce n’est pas le thé qui est classé « probablement cancérogène », mais le fait de boire très chaud, au-dessus de 65 °C [12].
Existe-t-il un nombre maximum de tasses de thé par jour ?
Non. Aucune grande autorité sanitaire ne donne de limite en tasses de thé : ni l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), ni l’Anses, ni Santé publique France, ni le NHS britannique, ni Santé Canada [1][2][5][6][7]. Leurs repères portent sur la caféine, toutes sources confondues. Pour l’EFSA, c’est 400 mg par jour pour un adulte en bonne santé, 200 mg au maximum en une prise, et 200 mg par jour pendant la grossesse [1].
Traduit en tasses, cela fait environ 5 à 8 tasses par jour pour un adulte. L’écart vient de la teneur retenue : 75 mg par tasse pour le NHS, 50 mg pour l’EFSA [1][5]. C’est un calcul de la rédaction, pas une recommandation, et il suppose que le thé est votre seule source de caféine. Le café, le cola et les signes d’excès sont détaillés dans notre article repères caféine et signes d’excès.
Et les « 3 à 5 tasses par jour selon l’Anses » qu’on lit sur beaucoup de sites ? Nous n’avons retrouvé ce chiffre dans aucune publication de l’Anses consultée le 14/10/2026. Sa page sur la caféine ne donne aucun nombre de tasses. Elle explique que les effets varient selon le patrimoine génétique et l’état de santé, ce qui rend « difficilement appréciables » les doses journalières à ne pas dépasser [7]. Pour faire ce genre de vérification vous-même, voyez notre guide pour évaluer les conseils santé trouvés sur internet.
Une tasse de thé, combien de caféine ? Tout dépend de l’infusion
Une tasse de thé contient le plus souvent quelques dizaines de milligrammes de caféine, mais l’écart d’une tasse à l’autre est grand. Même les chiffres officiels ne s’accordent pas :
- environ 50 mg pour une tasse de thé noir de 220 ml selon l’EFSA [1] ;
- 30 à 50 mg pour 237 ml de thé noir ou vert infusé selon Santé Canada [2] ;
- 75 mg pour « une tasse » de thé noir ou vert, sans volume précisé, selon le NHS [5].
Une équipe américaine a mesuré la caféine de 20 thés du commerce, blancs, verts et noirs. Elle a trouvé de 14 à 61 mg par portion de 177 à 237 ml, soit plus de quatre fois d’écart (calcul de la rédaction) [3]. La variété de thé ne faisait pas de différence nette. La durée d’infusion, elle, changeait la teneur. Le thé décaféiné en contenait moins de 12 mg par portion, les tisanes aucune trace détectable [3].
Une étude de 2025 montre bien l’effet de la préparation [4]. Ses auteurs ont infusé 68 thés achetés en Turquie, à raison de 2 g de feuilles pour 200 ml d’eau. Avec ce protocole, leurs valeurs sont nettement plus basses que celles des tables officielles. Elles servent donc ici à comparer des façons de préparer, pas à donner « la » teneur d’un thé.
| Ce qui change | Caféine mesurée (pour 200 ml) |
|---|---|
| Thé jaune : 2 min à 80 °C, puis 10 min à 100 °C | 13,8 mg, puis 53 mg |
| Oolong (2 min) : eau à 80 °C, puis à 100 °C | environ 4 mg, puis environ 14 mg |
| Thé noir (10 min, 100 °C) : sachet, puis vrac | 39 mg, puis 24 mg |
| Thé vert (5 min, 80 °C) : sachet, puis vrac | 28 mg, puis 17 mg |
Source : Ayakdaş et Ağagündüz, Foods, 2025 [4]. Une seule étude, produits du marché turc.
La couleur du thé en dit donc moins que la durée d’infusion, la température de l’eau et le format. Un sachet oublié dix minutes dans une grande tasse n’a pas grand-chose à voir avec un vrac infusé deux minutes. Conseil pratique de la rédaction : si vous oubliez souvent votre sachet, réglez le minuteur de votre téléphone au moment de verser l’eau. Pour choisir entre les deux grandes familles, voyez notre comparatif thé vert ou thé noir.
Boire plus de thé, est-ce mieux pour la santé ?
Pas d’après les études disponibles. Chez les buveurs de thé, le risque de décès est un peu plus bas vers 2 tasses par jour, puis cette baisse cesse de s’accentuer [8][10][11]. Attention, ce sont des études d’observation : on compare des buveurs et des non-buveurs, sans pouvoir prouver que le thé est la cause de la différence.
La plus grande s’appelle UK Biobank. Cette étude britannique a suivi 498 043 adultes de 40 à 69 ans pendant environ 11 ans (durée médiane : 11,2 ans) [8]. Par rapport aux non-buveurs, le risque de décès était un peu plus bas dès 2 tasses par jour, mais il ne baissait pas davantage au-delà.
Comment lire ces chiffres : la valeur 1 correspond au risque des non-buveurs. Une valeur de 0,87 signifie un risque 13 % plus bas. La marge d’incertitude donne la fourchette des valeurs compatibles avec les données de l’étude.
| Tasses de thé par jour | Risque de décès (non-buveurs = 1) | Marge d’incertitude (intervalle de confiance à 95 %) |
|---|---|---|
| 1 ou moins | 0,95 | 0,91 à 1,00 |
| 2 à 3 | 0,87 | 0,84 à 0,91 |
| 4 à 5 | 0,88 | 0,84 à 0,91 |
| 6 à 7 | 0,88 | 0,84 à 0,92 |
| 8 à 9 | 0,91 | 0,86 à 0,97 |
| 10 ou plus | 0,89 | 0,84 à 0,95 |
Source : Inoue-Choi et al., Annals of Internal Medicine, 2022 [8]. La taille des tasses et la force du thé n’ont pas été mesurées.
À partir de 2 tasses, le risque était donc de 9 à 13 % plus bas que chez les non-buveurs selon les tranches, sans amélioration au-delà (calcul de la rédaction) [8].
D’autres travaux vont dans le même sens. Une synthèse de 2024 a regroupé 38 grandes études de suivi, soit près de 1,96 million de participants [10]. Le risque de décès toutes causes y baisse le plus vers 2 tasses par jour, et vers 1,5 tasse pour les décès par cancer, sans baisse supplémentaire au-delà [10]. Seuls les décès cardiovasculaires font exception : la baisse marque un palier entre 1,5 et 3 tasses, puis reprend aux consommations plus élevées. Les auteurs demandent d’autres études pour conclure [10].
Une revue de 96 synthèses d’études situe elle aussi les réductions de risque autour de 2 à 3 tasses par jour [11]. Elle rappelle que seuls des essais où l’on tire au sort qui boit du thé pourraient dire si le thé en est vraiment la cause [11].
Pas de quoi se forcer, donc. Une autre synthèse juge le niveau de preuve faible, au mieux modéré. Elle note aussi que les études les moins solides sont celles qui montrent les liens les plus forts [9]. Boire plus de 3 tasses par jour « pour la santé » n’est pas étayé par ces travaux. Notre guide des thés, cafés et infusions met ces résultats en regard de ceux du café.
Le fluor du thé, faut-il s’en soucier ?
En général, non : avec une eau aux teneurs habituelles, l’EFSA estime que l’exposition totale au fluor reste sous le niveau sûr pour presque tous les groupes d’âge [16]. La question se pose surtout quand on boit beaucoup de thé, en particulier du thé noir, environ deux fois plus chargé en fluor que le thé vert [19].
Chez les adultes européens, le thé fait partie des principales sources de fluor, avec les céréales et l’eau de boisson. Dans certaines enquêtes alimentaires, il représente plus de 45 % de leur exposition totale, et jusqu’à 63 % [17].
En juillet 2025, l’EFSA a fixé un niveau d’apport sûr de 3,3 mg de fluor par jour pour toutes les personnes de plus de 8 ans, femmes enceintes comprises [16]. L’eau du robinet en Europe en contient en général moins de 0,3 mg par litre. Avec des teneurs habituelles dans l’eau de boisson, l’EFSA conclut que l’exposition totale ne dépasse pas ce niveau pour presque tous les groupes d’âge [16]. Sa synthèse ne détaille pas le cas des gros buveurs de thé.
Pour eux, tout dépend du thé et de la quantité. Une revue de 88 études donne ces teneurs moyennes dans l’infusion [19] :
| Type de thé | Fluor moyen dans l’infusion |
|---|---|
| Thé en brique | 4,78 mg/l |
| Thé noir | 2,73 mg/l |
| Thé vert | 1,37 mg/l |
| Thé blanc | 0,49 mg/l |
| Tisanes | 0,17 mg/l |
Source : Jayasingha et al., Critical Reviews in Food Science and Nutrition, 2025 [19]. Moyennes issues de 88 études ; les teneurs varient selon l’origine des feuilles et l’infusion.
Un litre de thé noir moyen apporte donc environ 2,7 mg de fluor [19]. C’est plus des quatre cinquièmes du niveau sûr de 3,3 mg, avant même de compter l’eau et le reste de l’alimentation (calcul de la rédaction) [16][19]. Avec un thé vert moyen, c’est à peu près deux fois moins.
Plus l’infusion dure, plus le fluor passe dans la tasse. Un sachet de thé noir laissé 30 minutes atteint 6,01 mg par litre [19]. Les thés plus fermentés et les feuilles en petites particules en libèrent davantage [19]. Au Royaume-Uni, des thés « premier prix » de supermarché contenaient de 3,6 à 7,96 mg par litre après seulement 2 minutes d’infusion [20]. C’est comparable au thé en brique ; les chercheurs y voient la marque de feuilles matures [20].
Une équipe allemande a calculé des scénarios d’exposition pendant la grossesse [18]. Selon ses calculs, plus de deux tasses de thé noir ou vert par jour peuvent suffire à dépasser le niveau sûr de l’EFSA, avec même un peu de sel fluoré. Les tasses comptées font 150 ml, soit 300 ml pour deux tasses [18]. C’est un scénario qui combine thé et sel fluoré, pas une prédiction pour chaque femme enceinte.
À l’extrême, des cas de fluorose osseuse (une atteinte des os due à un excès de fluor) ont été décrits chez de très gros buveurs. L’un d’eux concerne une femme de 49 ans qui buvait chaque jour environ 7,5 litres de thé instantané préparé extra-fort, depuis l’âge de 12 ans [21]. Cela représentait 44 mg de fluor par jour par la boisson [21]. Un cas isolé, à des volumes hors norme.
Si vous buvez beaucoup de thé chaque jour, ces études suggèrent quelques habitudes :
- ne pas laisser infuser très longtemps ;
- alterner avec du thé vert, du thé blanc ou des tisanes, moins chargés en fluor [19] ;
- se méfier des gros volumes de thés noirs bas de gamme [20].
Pourquoi laisser tiédir sa tasse ?
Parce que c’est la chaleur, pas le thé, qui pose question. En 2016, le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) a classé les boissons bues au-dessus de 65 °C comme « probablement cancérogènes » (groupe 2A) [12]. C’est la température qui semble en cause, pas la boisson. Et ce classement signale un danger sans en mesurer le niveau de risque [12]. Le CIRC rappelle aussi que le tabac et l’alcool sont des causes majeures de cancer de l’œsophage, en particulier dans de nombreux pays à revenu élevé [12].
En Iran, une étude a suivi 50 045 personnes pendant environ 10 ans, en mesurant elle-même la température du thé servi [13]. Elle portait sur une forme de cancer de l’œsophage (le carcinome épidermoïde). Voici ce qu’elle a observé [13] :
- un thé à 60 °C ou plus était associé à un risque supérieur d’environ 40 % à celui d’un thé à moins de 60 °C (rapport de risque : 1,41) ;
- boire moins de 2 minutes après avoir servi, plutôt qu’au moins 6 minutes, était associé à un risque supérieur d’environ 50 % (rapport de risque : 1,51) ;
- surtout, boire au moins 700 ml de thé par jour à 60 °C ou plus était associé à un risque augmenté d’environ 90 %, par rapport à moins de 700 ml par jour à moins de 60 °C.
700 ml, c’est à peu près trois tasses de 237 ml (calcul de la rédaction).
En Chine, une étude a suivi 456 155 adultes [14]. Le thé brûlant y était surtout associé au cancer de l’œsophage quand il s’ajoutait à l’alcool ou au tabac. Le risque le plus élevé concernait les personnes qui buvaient leur thé brûlant et au moins 15 g d’alcool par jour : leur risque était environ multiplié par 5 (rapport de risque : 5,00). La comparaison se faisait avec les personnes qui buvaient du thé moins d’une fois par semaine et moins de 15 g d’alcool par jour [14]. Chez les fumeurs, le thé brûlant bu chaque jour était lui aussi associé à un risque accru, environ multiplié par 2 (rapport de risque : 2,03) [14]. Limite : la température y était déclarée par les participants, une seule fois [14].
Ces études portent sur des populations où ce cancer est fréquent et où l’on boit le thé très chaud. Leurs résultats ne se transposent pas tels quels à un buveur de thé en France. Ils ne disent rien non plus du risque d’une personne en particulier. Le geste qui en découle reste simple : laisser tiédir son thé quelques minutes avant de le boire.
Fer et calculs rénaux : le moment compte plus que le nombre
Si vous manquez de fer, buvez plutôt votre thé entre les repas. Le thé limite l’absorption du fer dit non héminique, celui des aliments d’origine végétale, mais aussi des œufs [26]. Une revue britannique ne voit pas de raison de restreindre le thé chez une personne en bonne santé sans risque de carence [24]. Pour les personnes à risque, elle conseille de le boire au moins une heure après avoir mangé [24].
Ce délai a été testé dans un essai auprès de 12 femmes. Attendre une heure a réduit d’environ moitié l’effet du thé sur l’absorption du fer, de 37,2 % à 18,1 % [25]. Santé.fr cite les personnes concernées : végétariens et végans, femmes enceintes ou allaitantes, enfants [26]. Le site indique aussi que « les nutritionnistes recommandent de boire moins de 2 litres de thé par jour », sans référence : ce n’est pas un seuil officiel [26].
Pour les calculs rénaux, les études d’observation sont plutôt rassurantes. Le thé contient pourtant des oxalates ; or la plupart des calculs rénaux sont faits d’oxalate de calcium, ce qui inquiète souvent les personnes concernées [23]. Mais dans trois grandes études américaines totalisant 194 095 personnes, boire du thé était associé à un risque de calculs plus bas de 11 % [22]. Une équipe française note que beaucoup de ces patients arrêtent le thé, et boivent du coup moins au total [23].
Cette équipe a testé en laboratoire une pré-infusion sur des sachets, c’est-à-dire un premier passage bref dans l’eau chaude avant l’infusion proprement dite. Le résumé publié ne détaille pas davantage le geste [23]. Trente secondes réduisaient les oxalates du thé de 38 à 51 %, une minute de 59 à 65 %. Selon les dégustateurs, le goût, l’odeur et l’aspect ne changeaient pas de façon notable [23]. Si vous avez déjà eu des calculs, c’est une piste à voir avec votre médecin, pas une consigne à appliquer seul.
Combien de tasses de thé quand on est enceinte ?
Aucun repère officiel ne s’exprime en tasses de thé pendant la grossesse. L’EFSA et le NHS fixent la caféine à 200 mg par jour au maximum, toutes sources confondues [1][5]. En France, Manger Bouger (Santé publique France) déconseille plus de 3 tasses de café format expresso par jour. Le site rappelle que le thé contient aussi de la caféine et que l’eau reste la seule boisson recommandée [6]. Pour les tisanes, le NHS conseille de ne pas dépasser 4 tasses par jour et d’éviter la racine de réglisse [5]. Le niveau sûr de fluor de 3,3 mg par jour vaut aussi pendant la grossesse [16].
Le calcul en tasses de caféine figure dans notre comparatif thé vert ou thé noir. Pour votre situation, parlez-en à votre sage-femme ou à votre médecin.
Trois idées reçues sur le thé : vrai ou faux ?
« Le thé fait maigrir si on en boit assez. » Faux. Multiplier les tasses n’y changera rien : le bilan des études, analysé dans notre article sur les bienfaits et précautions du thé vert, est loin des promesses des « thés minceur ».
« Le thé déshydrate. » Faux. Le NHS compte le thé et le café dans les apports quotidiens en liquide [28].
« Plus il infuse, meilleur il est. » Plus il infuse, plus il contient de caféine [3][4] et de fluor [19]. Le goût, chacun le juge ; la tasse, elle, change.
Quant au thé pendant un jeûne, c’est une autre question, traitée dans le thé casse-t-il le jeûne ?.
En pratique : des repères selon votre situation
Ce tableau rassemble les repères vus plus haut. Il ne remplace pas un avis personnalisé.
| Situation | Ce que disent les sources | Sources |
|---|---|---|
| Adulte en bonne santé | Jusqu’à 400 mg de caféine par jour, 200 mg par prise. Pour le risque de décès, pas de baisse supplémentaire observée au-delà de 2 à 3 tasses. Laisser tiédir avant de boire. | [1][8][10][12][13] |
| Gros buveur (1 litre ou plus par jour) | Penser au fluor : infusion pas trop longue, alterner avec thé vert, thé blanc ou tisanes, éviter les gros volumes de thés bas de gamme. | [16][19][20] |
| Grossesse | 200 mg de caféine par jour toutes sources ; tisanes : 4 tasses au plus, sans réglisse ; niveau sûr de fluor de 3,3 mg par jour. | [1][5][6][16] |
| Carence en fer ou risque de carence | Thé entre les repas, au moins une heure après avoir mangé. | [24][26] |
| Antécédent de calculs rénaux | Le thé est associé à un risque plus bas ; pré-infusion étudiée en laboratoire, à discuter avec son médecin. | [22][23] |
| Sommeil fragile | 100 mg de caféine près du coucher peuvent gêner le sommeil de certains adultes. | [1] |
| Enfants et adolescents | Boissons contenant de la caféine, thé compris, à écarter selon Manger Bouger, notamment pour leur sommeil. | [30] |
L’heure de la dernière tasse et les signes d’excès de caféine sont traités dans caféine : combien est-ce trop ?.
Quand consulter
Parlez-en à votre médecin, à votre sage-femme ou à votre pharmacien :
- si vous êtes enceinte ou si vous allaitez et que vous buvez beaucoup de thé ou de café [1][7] ;
- si vous avez une carence en fer ou une anémie [24] ;
- si vous avez déjà eu des calculs rénaux [23] ;
- si vous ressentez des palpitations, de la nervosité ou une insomnie ;
- si vous prenez un traitement et buvez beaucoup de thé (les interactions connues du thé vert sont détaillées dans thé vert : bienfaits et précautions).
Questions fréquentes
Boire 1 litre ou 2 litres de thé par jour, est-ce trop ?
Pas forcément pour la caféine, qui dépend du thé et de l’infusion [3][4]. Mais à ces volumes, d’autres paramètres comptent. Un litre de thé noir moyen apporte environ 2,7 mg de fluor, pour un niveau sûr de 3,3 mg par jour (calcul de la rédaction) [16][19]. Pensez aussi au fer et à la température [13][24]. Santé.fr indique que les nutritionnistes recommandent de rester sous 2 litres par jour, sans référence citée [26].
Les tisanes comptent-elles dans le total ?
Pas pour la caféine : elle n’a pas été détectée dans les tisanes analysées en laboratoire [3]. Elles contiennent aussi peu de fluor, 0,17 mg par litre en moyenne [19]. Pendant la grossesse, le NHS conseille toutefois de ne pas dépasser 4 tasses de tisane par jour, sans racine de réglisse [5].
Thé vert ou thé noir : la limite est-elle la même ?
Pour la caféine, oui : Santé Canada et le NHS leur attribuent les mêmes valeurs [2][5]. Pour le fluor, non : le thé noir en contient en moyenne deux fois plus que le vert, 2,73 contre 1,37 mg par litre [19].
Un verre de thé à la menthe compte-t-il comme une tasse ?
Pour la caféine et le fluor, peu importe le récipient : ce qui compte, c’est la quantité totale bue et la façon dont le thé a infusé [3][19]. Reste le sucre, quand le thé est servi sucré. Selon Manger Bouger, l’eau, seule boisson recommandée, peut aussi être apportée par le thé, le café « sans excès » et des infusions non sucrées [30]. Le site conseille aussi de limiter les boissons sucrées à un verre par jour au maximum [30].
Alors, combien de tasses ?
Il n’existe pas de bon chiffre unique. Pour un adulte en bonne santé, quelques tasses par jour restent largement sous les repères de caféine [1]. Et pour le risque de décès, les études ne voient pas de baisse supplémentaire au-delà de 2 à 3 tasses [8][10]. Si vous en buvez beaucoup plus, surveillez la durée d’infusion et le type de thé pour le fluor. Laissez tiédir la tasse, et éloignez-la des repas si vous manquez de fer.
Sources
Toutes les sources ont été consultées le 14/10/2026.
- [1] Caffeine. Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), page thématique, avis scientifique du 27/05/2015. https://www.efsa.europa.eu/en/topics/topic/caffeine (consulté le 14/10/2026)
- [2] Caffeine in Foods. Santé Canada, page modifiée le 02/04/2025. https://www.canada.ca/en/health-canada/services/food-nutrition/food-safety/food-additives/caffeine-foods/foods.html (consulté le 14/10/2026)
- [3] Chin JM, Merves ML, Goldberger BA, Sampson-Cone A, Cone EJ. Caffeine content of brewed teas. Journal of Analytical Toxicology, 2008;32(8):702-704. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/19007524/ (DOI 10.1093/jat/32.8.702) (consulté le 14/10/2026)
- [4] Ayakdaş G, Ağagündüz D. Determination of L-Theanine and Caffeine Contents in Tea Infusions with Different Fermentation Degrees and Brewing Conditions Using the Chromatographic Method. Foods, 2025;14(13):2313. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/40647065/ (DOI 10.3390/foods14132313) (consulté le 14/10/2026)
- [5] Foods to avoid in pregnancy. NHS, page revue le 15/06/2026. https://www.nhs.uk/pregnancy/keeping-well/foods-to-avoid/ (consulté le 14/10/2026)
- [6] L’alimentation de la femme enceinte. Manger Bouger (Santé publique France), modifié le 10/06/2026. https://www.mangerbouger.fr/manger-mieux/a-tout-age-et-a-chaque-etape-de-la-vie/les-recommandations-et-conseils-avant-pendant-et-apres-la-grossesse/l-alimentation-de-la-femme-enceinte (consulté le 14/10/2026)
- [7] La caféine : une substance pas si anodine. Anses, 02/10/2020. https://www.anses.fr/fr/content/la-cafeine-une-substance-pas-si-anodine (consulté le 14/10/2026)
- [8] Inoue-Choi M et al. Tea Consumption and All-Cause and Cause-Specific Mortality in the UK Biobank: A Prospective Cohort Study. Annals of Internal Medicine, 2022. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/36037472/ (DOI 10.7326/M22-0041) (consulté le 14/10/2026)
- [9] Chung M et al. Dose-Response Relation between Tea Consumption and Risk of Cardiovascular Disease and All-Cause Mortality: A Systematic Review and Meta-Analysis of Population-Based Studies. Advances in Nutrition, 2020. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/32073596/ (DOI 10.1093/advances/nmaa010) (consulté le 14/10/2026)
- [10] Kim Y, Je Y. Tea consumption and risk of all-cause, cardiovascular disease, and cancer mortality: a meta-analysis of thirty-eight prospective cohort data sets. Epidemiology and Health, 2024. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/38938012/ (DOI 10.4178/epih.e2024056) (consulté le 14/10/2026)
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- [12] IARC Monographs evaluate drinking coffee, maté, and very hot beverages. Centre international de recherche sur le cancer (CIRC/OMS), communiqué n° 244, 15/06/2016. https://www.iarc.who.int/wp-content/uploads/2018/07/pr244_E.pdf (consulté le 14/10/2026)
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- [26] Boire du thé en mangeant empêche-t-il l’absorption du fer ? Santé.fr, Service public d’information en santé, 11/04/2024. https://www.sante.fr/decryptage/nos-reponses/boire-du-en-mangeant-empeche-t-il-labsorption-du-fer (consulté le 14/10/2026)
- [28] Water, drinks and your health. NHS, page revue le 17/05/2023 (prochaine revue prévue le 17/05/2026, date dépassée à la consultation). https://www.nhs.uk/live-well/eat-well/food-guidelines-and-food-labels/water-drinks-nutrition/ (consulté le 14/10/2026)
- [30] Réduire les boissons sucrées, aliments gras, sucrés, salés et ultra-transformés. Santé.fr (source : Santé publique France, Manger Bouger), 14/06/2024. https://www.sante.fr/reduire-les-boissons-sucrees-aliments-gras-sucres-sales-et-ultra-transformes (consulté le 14/10/2026)
