À retenir
- L’eau est la seule boisson recommandée. Thé, café sans excès et infusions non sucrées peuvent la compléter [4].
- Repère de l’EFSA pour l’adulte en bonne santé : jusqu’à 400 mg de caféine par jour et 200 mg en une prise. Pendant la grossesse, 200 mg par jour [1].
- Une tasse de 237 ml de café infusé contient en moyenne 135 mg de caféine (179 mg en filtre goutte-à-goutte), une tasse de thé noir ou vert 30 à 50 mg [8].
- Les boissons bues au-dessus de 65 °C sont classées « probablement cancérogènes » pour l’œsophage. C’est la température qui semble en cause, pas la boisson [9].
- Une infusion n’est pas un médicament. Les données sur la camomille et la menthe sont maigres, et la réglisse de certaines tisanes, consommée en excès, peut faire monter la tension [16][17][18].
Thé, café, infusion : de quoi parle-t-on ?

Thé, tisane, infusion : on emploie souvent un mot pour un autre. Dans ce guide, ils désignent ceci.
- Le thé : les feuilles du théier, Camellia sinensis. Thé vert et thé noir viennent de la même plante et diffèrent par leur mode de préparation [15], comme nous l’expliquons dans thé vert ou thé noir : lequel choisir ?.
- Le café : la boisson obtenue à partir des grains de café torréfiés et moulus.
- L’infusion, ou tisane : une boisson préparée avec d’autres plantes que le théier, comme la camomille, la menthe ou la verveine.
- Le décaféiné : un café ou un thé dont on a retiré l’essentiel de la caféine. Il en reste un peu dans le café (3 mg pour 237 ml), pratiquement rien dans le thé décaféiné (0 mg) [8].
- La théine : un autre nom de la caféine. PubChem, la base de données chimique des Instituts nationaux de la santé américains (NIH), la classe parmi les synonymes de la caféine [24]. Ce n’est pas une autre substance : le thé en contient simplement moins par tasse que le café [8].
« Infuser » désigne aussi une méthode : on verse de l’eau chaude sur la plante et on laisse reposer. On infuse donc du thé, comme on infuse de la camomille.
La caféine est présente naturellement dans plusieurs plantes, dont le café, le thé et le guarana, et on la retrouve ajoutée dans des produits comme les boissons énergisantes [3]. La camomille, la menthe ou la verveine ne font pas partie des sources de caféine que cite l’Anses [3]. Attention en revanche au maté : on le boit comme une infusion, mais il contient de la caféine. C’est même l’une des infusions caféinées les plus bues au monde [22].
Combien de caféine dans votre tasse ?
À volume égal, un café infusé contient nettement plus de caféine qu’un thé : 135 mg en moyenne contre 30 à 50 mg pour 237 ml [8]. Le tableau ci-dessous reprend les valeurs moyennes publiées par Santé Canada.
| Boisson | Portion | Caféine |
|---|---|---|
| Café infusé (moyenne) | 237 ml | 135 mg |
| Café moulu, filtre goutte-à-goutte | 237 ml | 179 mg |
| Café instantané | 237 ml | 76 à 106 mg |
| Café décaféiné (moulu) | 237 ml | 3 mg |
| Thé noir ou vert infusé | 237 ml | 30 à 50 mg |
| Thé décaféiné | 237 ml | 0 mg |
| Cola classique | 355 ml (une canette) | 36 à 46 mg |
| Lait chocolaté | 237 ml | 8 mg |
Source : Santé Canada, Caffeine in Foods, mis à jour le 02/04/2025, consulté le 13/10/2026 [8]. Valeurs moyennes : la teneur réelle dépend de la variété, de la dose et du temps d’infusion.
D’une source à l’autre, les chiffres bougent. Le NHS britannique compte par exemple 100 mg pour une tasse de café instantané et 75 mg pour une tasse de thé noir ou vert, et précise que le café filtre ou acheté en coffee shop peut en contenir davantage [2]. L’EFSA, de son côté, compte environ 90 mg pour une tasse de café filtre de 200 ml, 80 mg pour un expresso de 60 ml et 50 mg pour une tasse de thé noir de 220 ml [1]. Notre article sur la caféine s’appuie sur ces valeurs-là, ce qui explique des nombres de tasses un peu différents.
Les tasses n’ont pas la même taille, les préparations non plus : retenez des ordres de grandeur plutôt que des valeurs au milligramme près. Si l’expresso et les tisanes manquent au tableau, c’est que Santé Canada ne les chiffre pas.
Un exemple de journée. Un café infusé au petit-déjeuner, un deuxième vers 10 h, un thé à 16 h, avec des tasses de 237 ml : 135 + 135 + 40 = 310 mg environ. On reste sous les 400 mg par jour, et aucune prise ne dépasse 200 mg [1][8].
Ces repères valent pour des adultes en bonne santé. L’Anses souligne que la sensibilité à la caféine varie beaucoup d’une personne à l’autre, ce qui rend difficile de fixer une dose valable pour tous [3]. La vitesse à laquelle le corps élimine la caféine varie elle aussi beaucoup. Une revue publiée en 2018 cite l’âge, le sexe et les hormones, le tabac, l’alimentation, l’obésité, les maladies du foie, ainsi que des différences génétiques [26]. Elle rappelle aussi que la caféine interagit avec de nombreux médicaments [26]. Les repères situation par situation et les signes d’excès sont détaillés dans notre article caféine : combien est-ce trop ?.
Ce que disent vraiment les études
Café, thé, infusions : les trois boissons n’ont pas le même niveau de preuve. Et la plupart du temps, les études constatent des associations sans démontrer de lien de cause à effet.
Café : des associations plutôt favorables, pas une preuve
La synthèse la plus large reste une revue parapluie publiée dans le BMJ en 2017. Elle a rassemblé 201 méta-analyses d’études d’observation [10]. Résultat : le café y est plus souvent associé à un bénéfice qu’à un risque. La baisse de risque la plus marquée apparaît autour de trois à quatre tasses par jour, par rapport à zéro. Pour la mortalité toutes causes, le risque relatif est de 0,83 [10].
Deux réserves figurent dans la même étude. Les associations défavorables disparaissaient en grande partie une fois le tabac pris en compte, sauf pendant la grossesse. Une association avec le risque de fracture était aussi observée chez la femme, pas chez l’homme [10]. Les auteurs concluent que des essais randomisés solides restent nécessaires pour savoir si ces liens sont de cause à effet.
Même logique pour le diabète de type 2. Une méta-analyse de 28 études prospectives, soit plus de 1,1 million de participants, trouve que plus on boit de café, plus le risque est bas. Le décaféiné suit la même tendance [11]. Là encore, ce sont des études d’observation.
En clair : personne ne devrait se mettre au café pour sa santé. Si vous l’aimez et le supportez bien, ces données n’invitent pas non plus à vous en priver.
Thé : des pistes, des preuves encore minces
Une revue Cochrane de 2013 a réuni 11 essais sur le thé vert et le thé noir, soit 821 participants [14]. Aucun n’a mesuré d’événements cardiovasculaires comme l’infarctus. Les effets observés sur certains facteurs de risque sont plutôt favorables, mais avec si peu d’essais, les auteurs demandent de les interpréter avec prudence [14].
Côté études d’observation, une cohorte britannique a suivi près de 500 000 adultes de 40 à 69 ans pendant environ 11 ans (durée médiane) [25]. Ceux qui buvaient au moins deux tasses de thé par jour avaient un risque de décès un peu plus bas que ceux qui n’en buvaient pas [25]. Les limites sont les mêmes que pour le café : il s’agit d’une association, observée dans un pays où l’on boit surtout du thé noir, et ni la taille des tasses ni la force du thé n’ont été mesurées [25].
Quant au thé vert « minceur », ses catéchines et sa caféine auraient tout au plus un effet modeste sur le poids [15]. Le détail est dans notre article sur les bienfaits et précautions du thé vert.
Infusions : agréables, rarement prouvées
Pour la camomille, il existe très peu de données sur l’insomnie. Elle est probablement sans risque aux quantités d’une tisane [16].
Pour la menthe poivrée, très peu de recherches ont porté sur la feuille, et on ne sait pas si elle est utile pour un problème de santé. L’infusion semble sans danger, même si l’effet de grandes quantités sur le long terme n’est pas connu [17]. Les résultats encourageants sur le côlon irritable concernent l’huile de menthe en gélules gastro-résistantes, pas la tisane [17].
On boit donc une infusion parce qu’on l’aime, pas pour se soigner.
| Boisson | Ce qui est observé | Type de preuve | Source |
|---|---|---|---|
| Café | Moins de mortalité toutes causes chez les buveurs, surtout vers 3 à 4 tasses | Études d’observation | [10] |
| Café, y compris décaféiné | Moins de diabète de type 2 chez les buveurs | Études d’observation | [11] |
| Thé vert ou noir | Effets plutôt favorables sur des facteurs de risque cardiovasculaire | Peu d’essais, aucun sur les événements cardiaques | [14] |
| Thé (surtout noir) | Mortalité un peu plus basse à partir de 2 tasses par jour | Étude d’observation | [25] |
| Camomille | Effet sur l’insomnie | Très peu de données | [16] |
| Menthe en infusion | Utilité pour la santé | Très peu de recherche | [17] |
Une journée type, de la première tasse à l’infusion du soir
Prenons quelqu’un qui se couche vers 23 h. Décalez les horaires selon votre rythme et votre sensibilité à la caféine.
- Au réveil. Un verre d’eau, comme le suggère Manger Bouger [5]. Ensuite, le café ou le thé du petit-déjeuner.
- Dans la matinée. Une gourde ou une carafe à portée de main [5]. L’idée est de ne pas attendre d’avoir soif [5]. Pour le NHS, le thé et le café comptent aussi dans les apports en liquide de la journée [7].
- Au déjeuner. De l’eau à table. Si vous manquez de fer, ou si on vous a déjà signalé une carence, gardez le thé pour environ une heure après le repas. Dans une petite étude menée sur 12 femmes, attendre une heure réduisait d’environ moitié l’effet freinant du thé sur l’absorption du fer non héminique, apporté ici par un porridge : la baisse d’absorption passait de 37,2 % à 18,1 % [19]. Un repas complet, c’est aussi une assiette bien construite : voir construire une assiette équilibrée simplement.
- L’après-midi, la dernière tasse caféinée. Selon l’EFSA, une seule prise de 100 mg peut déjà modifier la durée et l’organisation du sommeil chez certains adultes, surtout si elle est proche du coucher [1]. Dans une étude de 2013, 400 mg de caféine pris six heures avant l’heure habituelle du coucher perturbaient encore nettement le sommeil. Les auteurs y voient un argument pour éviter une caféine importante dans les six heures qui précèdent le coucher [20]. Pour un coucher à 23 h, cela veut dire pas de grand café après 17 h. Gardez en tête que la dose testée était élevée et que chacun réagit différemment [3][20].
- Le soir. Une tisane avant de dormir, autre astuce de Manger Bouger [5]. Camomille ou verveine si vous aimez, sans en attendre un effet somnifère [16]. Un thé décaféiné convient aussi [8]. Pour la suite de la soirée, voir combien d’heures de sommeil il faut et les écrans le soir.
- Toute la journée. Des boissons non sucrées de préférence. Manger Bouger conseille de limiter les sodas, même light, et de ne pas dépasser un verre de jus de fruits par jour [4].
Vous dormez mal ? Avant de supprimer votre café, essayez d’avancer l’heure de la dernière tasse. Ce n’est pas un protocole testé, simplement la conséquence pratique des repères ci-dessus [1][20].
Les précautions qu’on oublie
Boire brûlant
En 2016, le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), qui dépend de l’OMS, a classé les boissons très chaudes comme « probablement cancérogènes » pour l’œsophage (groupe 2A) [9]. « Très chaud » veut dire au-dessus de 65 °C. Selon le CIRC, c’est la température qui semble en cause, pas la boisson elle-même [9]. Le café, lui, a été jugé « inclassable » quant à son effet cancérogène (groupe 3) [9].
Cette classification dit si un danger existe. Elle ne dit pas quel est le niveau de risque [9]. En pratique, laissez tiédir votre tasse quelques minutes avant de boire.
Café non filtré et cholestérol

Deux méta-analyses d’essais contrôlés vont dans le même sens. Le café non filtré fait monter le cholestérol total et le « mauvais » cholestérol (LDL). Le café filtré, très peu [12][13].
Le café non filtré, c’est celui qui ne passe pas par un filtre papier : le café bouilli à la scandinave, le café turc ou celui de la cafetière à piston, par exemple [23]. Si vous surveillez votre cholestérol, le filtre papier est un choix logique. Parlez-en à votre médecin lors de votre prochain bilan.
La réglisse cachée dans certaines tisanes
On l’oublie, mais la réglisse entre dans la composition de certaines tisanes dites « digestives » [18]. Consommée en excès, elle peut faire baisser le potassium dans le sang et provoquer une hypertension, avec des complications cardiovasculaires possibles [18].
L’Anses demande aux personnes qui ont une maladie du cœur (notamment de l’hypertension) ou des reins, une insuffisance hépatique ou un potassium bas, aux femmes enceintes ou allaitantes et aux personnes qui ont un doute sur une interaction avec un médicament de signaler leur consommation de réglisse à un professionnel de santé [18]. Elle conseille aussi de ne pas cumuler les produits qui en contiennent : boissons anisées, sirops, confiseries, tisanes, compléments alimentaires [18]. Le NHS, lui, recommande aux femmes enceintes d’éviter les tisanes à la racine de réglisse [2].
Le réflexe à prendre : lire la composition sur la boîte. Pour aller plus loin, voir naturel ne veut pas dire sans risque.
Thé et fer
Le thé bu pendant un repas réduit l’absorption du fer non héminique [19]. L’écart d’une heure décrit plus haut atténue cet effet [19]. Cela concerne surtout les personnes qui manquent de fer ou y sont sujettes.
Extraits de thé vert : pas la même chose que la tasse
Bu en boisson par des adultes, le thé vert n’a pas posé de problème de sécurité connu [15]. Des atteintes du foie ont en revanche été rapportées chez certaines personnes qui prenaient des produits à base de thé vert, surtout des extraits [15]. À forte dose, le thé vert peut aussi faire baisser la quantité de nadolol, un médicament pour le cœur, dans le sang [15]. Si vous envisagez un complément, apprenez à lire une étiquette de complément et parlez-en à votre médecin ou pharmacien.
Le sucre et les sirops
Manger Bouger recommande le thé, le café et les infusions non sucrés, et de limiter les boissons sucrées [4][5]. Un latte au sirop aromatisé n’a plus grand-chose à voir avec une tasse de café noir : c’est une boisson sucrée, à compter comme telle.
Idées reçues : ce qui ne marche pas
« Le café déshydrate. » Pas en quantité modérée. Dans une étude menée sur 50 hommes habitués à boire 3 à 6 tasses par jour, le café hydratait autant que l’eau [21]. Limite : l’étude ne portait que sur des hommes habitués à la caféine. Le NHS compte d’ailleurs le thé et le café dans les apports en liquide [7].
« Le thé ou la tisane minceur fait maigrir. » L’effet du thé vert sur le poids est au mieux modeste [15]. Et aucune de nos sources ne soutient l’idée d’une tisane « détox ».
« C’est naturel, donc sans risque. » Consommée en excès, la réglisse peut faire monter la tension [18]. La camomille peut provoquer une allergie chez les personnes allergiques à des plantes proches, comme l’ambroisie, les chrysanthèmes, les soucis ou les marguerites [16].
« Le thé contient plus de caféine que le café. » Faux à la tasse : environ 135 mg pour 237 ml de café infusé, 30 à 50 mg pour le même volume de thé [8].
Pour qui faut-il lever le pied ?
Pendant la grossesse. Les repères diffèrent un peu selon les pays, mais vont dans le même sens :
| Repère | Organisme |
|---|---|
| Pas plus de 200 mg de caféine par jour | EFSA (Europe) [1], NHS (Royaume-Uni) [2] |
| Pas plus de 3 tasses de café format expresso par jour, éviter les boissons énergisantes | Manger Bouger (France) [6] |
| Pas plus de 4 tasses de tisane par jour, éviter les tisanes à la réglisse | NHS (Royaume-Uni) [2] |
Le NHS rappelle qu’un excès de caféine a été associé à un risque plus élevé de fausse couche et de mortinaissance [2], et qu’on manque de recherches sur les tisanes pendant la grossesse [2]. Votre médecin ou votre sage-femme reste la bonne personne pour en parler.
Les enfants et les adolescents. Manger Bouger conseille d’écarter les boissons caféinées [4]. L’Anses leur demande aussi une vigilance particulière [3].
Si vous avez de la tension, un trouble du rythme cardiaque ou un traitement. La caféine fait monter la pression artérielle et peut accélérer le cœur (tachycardie) [3]. Des interactions ont été rapportées entre la camomille et certains médicaments, dont la warfarine, un anticoagulant [16], et entre le thé vert à forte dose et le nadolol [15]. La réglisse demande aussi de la prudence [18]. Dans tous ces cas, demandez conseil à votre médecin ou à votre pharmacien. Notre article caféine : combien est-ce trop ? détaille les situations où il faut être plus prudent.
Quand consulter
- Votre cœur s’emballe ou bat irrégulièrement après un café ou un thé : la caféine peut provoquer une tachycardie [3]. Parlez-en à votre médecin.
- Vous dormez toujours mal alors que vous avez arrêté la caféine l’après-midi : le café n’est peut-être pas en cause, un avis médical vous aidera à y voir clair.
- Vous avez de la tension, une maladie du cœur ou des reins, ou un traitement en cours, et vous buvez souvent des tisanes à la réglisse : demandez l’avis de votre médecin ou pharmacien [18].
- Vous êtes enceinte ou vous allaitez et vous avez un doute sur une tisane : posez la question à votre médecin ou à votre sage-femme [2][18].
- Vous savez manquer de fer et vous buvez beaucoup de thé : voyez avec votre médecin comment l’organiser autour des repas [19].
Thé ou café : que choisir ?
Il n’y a pas de gagnant absolu. Le café apporte plus de caféine par tasse [8] et dispose de nombreuses données, surtout issues d’études d’observation [10][11]. Le thé en contient moins, mais il freine l’absorption du fer quand on le boit pendant le repas [19]. L’infusion, enfin, permet de boire chaud le soir, à condition d’en choisir une sans caféine (pas de maté, par exemple) [22].
| Votre situation | Une option raisonnable | Pourquoi |
|---|---|---|
| Sommeil fragile | Thé ou décaféiné l’après-midi, plutôt qu’un grand café | Moins de caféine par tasse [1][8] |
| Cholestérol à surveiller | Café filtre plutôt que non filtré | Le café non filtré fait monter le LDL [12][13] |
| Manque de fer | Thé une heure après le repas plutôt que pendant | Moins d’effet sur l’absorption du fer [19] |
| Envie de boire chaud le soir | Infusion sans caféine (camomille, verveine) ou thé décaféiné | Thé décaféiné à 0 mg [8] ; camomille et verveine ne figurent pas parmi les sources de caféine citées par l’Anses [3] |
Le comparatif détaillé entre café et thé fera l’objet d’un article à part.
Pour aller plus loin dans la rubrique
- Caféine : combien est-ce trop ? : les repères par situation et les signes d’excès.
- Thé vert ou thé noir : lequel choisir ? : une même feuille, deux transformations.
- Thé vert : bienfaits et précautions : ce qui est prouvé, et la différence entre la tasse et les extraits.
- Le café casse-t-il le jeûne ? et le thé casse-t-il le jeûne ? : pour qui pratique le jeûne intermittent.
Questions fréquentes
Combien de cafés par jour, c’est trop ?
Pour un adulte en bonne santé, l’EFSA considère que jusqu’à 400 mg de caféine par jour ne posent pas de problème de sécurité, avec au plus 200 mg en une prise [1]. Avec des tasses de café infusé de 237 ml, cela fait à peu près trois tasses [8]. Avec les tasses de café filtre de 200 ml de l’EFSA (environ 90 mg), plutôt quatre [1]. Pendant la grossesse, le repère descend à 200 mg [1].
Combien de tasses de thé par jour ?
Côté caféine, un adulte en bonne santé a plus de marge qu’avec le café. L’EFSA compte environ 50 mg pour une tasse de thé noir de 220 ml, soit environ huit tasses pour atteindre le repère de 400 mg par jour [1] ; avec les 75 mg par tasse retenus par le NHS, on tombe à un peu plus de cinq [2]. Pendant la grossesse, le repère est de 200 mg par jour [1], et si vous manquez de fer, gardez le thé pour une heure après le repas plutôt que pendant [19].
Combien de temps dure l’effet d’un café ?
Il n’y a pas de durée unique. La vitesse d’élimination de la caféine change beaucoup d’une personne à l’autre, avec l’âge, les hormones, le tabac ou la génétique [26]. Dans une étude, 400 mg de caféine pris six heures avant le coucher perturbaient encore le sommeil, d’où le repère d’éviter une caféine importante dans les six heures qui précèdent le coucher [20].
Le café et le thé comptent-ils dans l’hydratation ?
Oui. Le NHS les compte dans les apports en liquide de la journée [7], et une étude sur 50 hommes habitués n’a pas trouvé de différence d’hydratation entre le café bu avec modération et l’eau [21]. L’eau reste quand même la boisson à privilégier [4].
Quelle infusion boire le soir pour dormir ?
Celle que vous aimez, pourvu qu’elle soit sans caféine. Manger Bouger suggère une tisane avant de dormir [5]. La camomille est probablement sans risque en tisane, mais il y a très peu de données sur son effet contre l’insomnie [16].
Le café décaféiné contient-il encore de la caféine ?
Un peu : environ 3 mg pour 237 ml de café moulu décaféiné, contre 135 mg en moyenne pour un café infusé [8]. Dans les études d’observation, le décaféiné est lui aussi associé à un risque plus faible de diabète de type 2 [11].
En résumé
L’eau d’abord, toute la journée. Le café et le thé ont leur place si vous les supportez, avec un repère de 400 mg de caféine par jour pour un adulte en bonne santé [1]. Surveillez surtout l’heure de la dernière tasse et laissez tiédir votre boisson avant de la boire. Si votre cholestérol est à surveiller, préférez le café filtre. Les infusions, elles, se boivent pour le plaisir. Et lisez la boîte : la réglisse s’y cache parfois.
Sources
Sources [1] à [21] consultées le 13/10/2026, [22] et [23] le 13/10/2026, [24] à [26] le 13/10/2026 (contrôle SERP).
- [1] EFSA (Autorité européenne de sécurité des aliments), « Caffeine », page thématique (avis scientifique de référence du 27/05/2015). https://www.efsa.europa.eu/en/topics/topic/caffeine
- [2] NHS, « Foods to avoid in pregnancy », page revue le 15/06/2026. https://www.nhs.uk/pregnancy/keeping-well/foods-to-avoid/
- [3] Anses, « La caféine : une substance pas si anodine », 02/10/2020. https://www.anses.fr/fr/content/la-cafeine-une-substance-pas-si-anodine
- [4] Manger Bouger (Santé publique France), « Réduire les boissons sucrées, aliments gras, sucrés, salés et ultra-transformés ». https://www.mangerbouger.fr/l-essentiel/les-recommandations-sur-l-alimentation-l-activite-physique-et-la-sedentarite/reduire/reduire-les-boissons-sucrees-aliments-gras-sucres-sales-et-ultra-transformes
- [5] Manger Bouger (Santé publique France), « L’eau, indispensable à notre santé : conseils et astuces pour s’hydrater », modifié le 07/05/2026. https://www.mangerbouger.fr/manger-mieux/bien-manger-sans-se-ruiner/bien-manger-en-preservant-la-planete-sans-se-ruiner-c-est-possible/l-eau-indispensable-a-notre-sante-conseils-et-astuces-pour-s-hydrater
- [6] Manger Bouger (Santé publique France), « L’alimentation de la femme enceinte », modifié le 10/06/2026. https://www.mangerbouger.fr/manger-mieux/a-tout-age-et-a-chaque-etape-de-la-vie/les-recommandations-et-conseils-avant-pendant-et-apres-la-grossesse/l-alimentation-de-la-femme-enceinte
- [7] NHS, « Water, drinks and your health », page revue le 17/05/2023. https://www.nhs.uk/live-well/eat-well/food-guidelines-and-food-labels/water-drinks-nutrition/
- [8] Santé Canada, « Caffeine in Foods », 02/04/2025. https://www.canada.ca/en/health-canada/services/food-nutrition/food-safety/food-additives/caffeine-foods/foods.html
- [9] Centre international de recherche sur le cancer (CIRC/OMS), « IARC Monographs evaluate drinking coffee, maté, and very hot beverages », communiqué n° 244, 15/06/2016. https://www.iarc.who.int/wp-content/uploads/2018/07/pr244_E.pdf
- [10] Poole R, et al. Coffee consumption and health: umbrella review of meta-analyses of multiple health outcomes. BMJ, 2017. PMID 29167102. DOI 10.1136/bmj.j5024. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/29167102/
- [11] Ding M, et al. Caffeinated and decaffeinated coffee consumption and risk of type 2 diabetes: a systematic review and a dose-response meta-analysis. Diabetes Care, 2014. PMID 24459154. DOI 10.2337/dc13-1203. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/24459154/
- [12] Jee SH, et al. Coffee consumption and serum lipids: a meta-analysis of randomized controlled clinical trials. American Journal of Epidemiology, 2001. PMID 11207153. DOI 10.1093/aje/153.4.353. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/11207153/
- [13] Cai L, et al. The effect of coffee consumption on serum lipids: a meta-analysis of randomized controlled trials. European Journal of Clinical Nutrition, 2012. PMID 22713771. DOI 10.1038/ejcn.2012.68. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/22713771/
- [14] Hartley L, et al. Green and black tea for the primary prevention of cardiovascular disease. Cochrane Database of Systematic Reviews, 2013, CD009934. PMID 23780706. DOI 10.1002/14651858.CD009934.pub2. https://www.cochrane.org/CD009934
- [15] NCCIH (NIH), « Green Tea: Usefulness and Safety », mis à jour en février 2025. https://www.nccih.nih.gov/health/green-tea
- [16] NCCIH (NIH), « Chamomile », mis à jour en novembre 2024. https://www.nccih.nih.gov/health/chamomile
- [17] NCCIH (NIH), « Peppermint Oil », mis à jour en mai 2025. https://www.nccih.nih.gov/health/peppermint-oil
- [18] Anses, « Consommation de réglisse : quels sont les risques ? », 15/07/2025. https://www.anses.fr/fr/actualite/consommation-reglisse-quels-sont-risques
- [19] Ahmad Fuzi SF, et al. A 1-h time interval between a meal containing iron and consumption of tea attenuates the inhibitory effects on iron absorption. American Journal of Clinical Nutrition, 2017. PMID 29046302. DOI 10.3945/ajcn.117.161364. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/29046302/
- [20] Drake C, et al. Caffeine effects on sleep taken 0, 3, or 6 hours before going to bed. Journal of Clinical Sleep Medicine, 2013. PMID 24235903. DOI 10.5664/jcsm.3170. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/24235903/
- [21] Killer SC, et al. No evidence of dehydration with moderate daily coffee intake: a counterbalanced cross-over study in a free-living population. PLoS One, 2014. PMID 24416202. DOI 10.1371/journal.pone.0084154. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/24416202/
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