À retenir
- L’EFSA retient 2,0 L par jour pour les femmes et 2,5 L pour les hommes, en eau totale : boissons et aliments [1][2][3].
- Environ 20 % de cette eau vient des aliments. Il reste donc environ 1,6 L (femmes) et 2 L (hommes) à boire [4][24]. L’Assurance Maladie conseille aux adultes de boire 1 à 1,5 L d’eau par jour, sauf limite fixée par un médecin [28].
- En France, l’eau est la seule boisson recommandée. Le thé, le café sans excès et les infusions non sucrées comptent aussi [7].
- La chaleur, l’effort, la fièvre, la diarrhée ou les vomissements augmentent les besoins [11][13].
- Lors d’un effort long, boire au-delà de sa soif peut faire trop baisser le sodium dans le sang (le sodium est l’un des composants du sel). Au marathon de Boston 2002, 13 % des coureurs testés à l’arrivée avaient un taux trop bas [19][20].
Combien de litres par jour selon les repères officiels ?
Environ 2 litres pour une femme adulte et 2,5 litres pour un homme, tout compris. C’est l’« apport adéquat » fixé par l’EFSA : 2,0 et 2,5 litres d’eau par jour [1][2]. Ces chiffres comptent toute l’eau : celle du robinet, l’eau en bouteille, les boissons de toutes sortes et l’eau des aliments [1][3]. Ils supposent une température et une activité physique modérées [1].
Les aliments comptent-ils dans les 2 litres ?
Oui, et c’est la précision que beaucoup de pages oublient. L’EFSA inclut explicitement l’eau apportée par les aliments dans ses valeurs [1][3]. Une soupe, un yaourt, une assiette de crudités ou une orange font donc partie des 2 litres.
Aux États-Unis, l’Institute of Medicine estime qu’environ 80 % de l’eau totale vient des boissons et 20 % des aliments [4]. Une revue de 2023 applique cette répartition aux chiffres européens. Il faudrait alors boire environ 1,6 litre par jour pour une femme et 2 litres pour un homme [24].
C’est un ordre de grandeur. Si vous mangez beaucoup de fruits, de légumes et de potages, votre assiette apporte plus d’eau. Avec une alimentation plus sèche, c’est l’inverse.
Pour visualiser : 1,6 litre, c’est 8 verres de 200 mL (calcul de la rédaction).
Autre nuance utile : ces valeurs sont des « apports adéquats ». L’EFSA les a déduites des quantités bues par des groupes de population et de la concentration souhaitable des urines [1]. Ce n’est donc pas un minimum vital mesuré au millilitre près.
Combien boire selon votre profil ?
| Profil | Eau totale (boissons + aliments), litres par jour | Ordre de grandeur à boire* |
|---|---|---|
| Femme adulte (dès 14 ans) | 2,0 | environ 1,6 |
| Homme adulte (dès 14 ans) | 2,5 | environ 2,0 |
| Femme enceinte | 2,3 | environ 1,8 (calcul) |
| Femme qui allaite | 2,7 | environ 2,2 (calcul) |
| Personne âgée | comme l’adulte | comme l’adulte |
| Enfant de 4 à 8 ans | 1,6 | non calculé |
| Garçon / fille de 9 à 13 ans | 2,1 / 1,9 | non calculé |
Source : EFSA, Summary of Dietary Reference Values, version 4, 2017 [3] ; avis scientifique sur l’eau, 2010 [1]. Valeurs pour une température et une activité physique modérées. Colonne « à boire » : 1,6 et 2,0 L sont publiés par une revue de 2023 [24], qui suppose que 20 % de l’eau vient des aliments. Les valeurs 1,8 et 2,2 L sont un calcul de la rédaction* avec la même hypothèse (eau totale × 0,8), pas une recommandation officielle.
Les personnes âgées ont les mêmes repères que les adultes plus jeunes [1]. Pour les plus de 75 ans, Manger Bouger donne en plus un repère de boissons propre à cet âge, détaillé juste en dessous [6]. Dès 14 ans, un adolescent est considéré comme un adulte pour l’eau [1].
Vous verrez parfois d’autres chiffres dans l’avis de l’EFSA : 3,1 litres pour les femmes et 4,0 litres pour les hommes [1]. Ce ne sont pas des maximums. Dans les données observées, seuls 5 % des gens consomment autant ou davantage [1].
Et le « 1 à 1,5 litre » qu’on lit partout en France ?
Il existe bien, et il vient de deux sources officielles. La première est le site Manger Bouger de Santé publique France, dans sa rubrique pour les adultes de plus de 75 ans. On y lit : « Il est recommandé de boire 1 litre à 1,5 litre par jour, ce qui correspond environ à une grande bouteille d’eau par jour » [6][9].
Pour les adultes en général, Manger Bouger ne donne pas de quantité. Le site dit seulement : « Privilégiez l’eau qui est la seule boisson recommandée » [7].
La seconde source est l’Assurance Maladie, qui donne cette fourchette à tous les adultes. Sur ameli, elle recommande de compenser les pertes de la journée « en buvant 1 à 1,5 litre d’eau par jour ». Seule exception : si un médecin a limité la quantité à boire, par exemple en cas d’insuffisance cardiaque [28].
Ce repère porte sur l’eau bue. Il est un peu plus bas que l’ordre de grandeur tiré des chiffres de l’EFSA, soit 1,6 à 2 litres à boire selon le sexe [24]. Aucun des deux n’est un seuil à respecter au millilitre près.
Pourquoi lit-on parfois 2,7 ou 3,7 litres ?
Ce sont des chiffres américains, calculés autrement. L’Institute of Medicine avance environ 2,7 litres d’eau totale par jour pour les femmes et 3,7 litres pour les hommes [4]. Les méthodes et les populations étudiées ne sont pas les mêmes qu’en Europe. Ces chiffres ne contredisent pas ceux de l’EFSA, mais il ne faut pas les mélanger.
| Organisme | Chiffre | Ce qu’il mesure |
|---|---|---|
| EFSA (Europe) | 2,0 L (femmes) / 2,5 L (hommes) | Eau totale, boissons et aliments [1][2] |
| Institute of Medicine (États-Unis) | environ 2,7 L / 3,7 L | Eau totale, boissons et aliments [4] |
| NHS (Royaume-Uni) | 6 à 8 verres | Liquides bus, thé et café compris [11] |
| Assurance Maladie (France) | 1 à 1,5 L | Eau bue, adultes, sauf limite fixée par un médecin [28] |
| Manger Bouger (France) | 1 à 1,5 L | Boissons, repère pour les plus de 75 ans [6] |
La règle des « 8 verres par jour », mythe ou repère ?
Plutôt un repère pratique qu’une règle scientifique. En 2002, le chercheur Heinz Valtin a cherché les études qui justifieraient de boire « au moins huit verres d’eau par jour ». Sa conclusion : « No scientific studies were found in support of 8 x 8 », aucune étude ne la soutient [16]. Ce constat vaut pour des adultes en bonne santé, plutôt sédentaires, en climat tempéré [16].
Le même auteur précise que boire davantage se justifie dans certaines situations, comme le travail physique intense et le sport, surtout par forte chaleur [16]. Il ajoute que les boissons caféinées peuvent compter dans le total de la journée [16].
Le NHS, le service de santé britannique, propose de son côté « 6 à 8 verres » de liquide par jour [11]. Il ne s’agit pas d’eau pure. L’eau, le lait allégé en matières grasses et les boissons peu sucrées, thé et café compris, entrent dans le compte [11]. Vu comme ça, 6 à 8 verres restent un repère pratique, pas une règle scientifique.
Ce genre de chiffre rond circule beaucoup en ligne, sans source. Pour faire le tri, voyez notre méthode pour évaluer les conseils santé trouvés sur Internet.
Qu’est-ce qui compte dans l’apport en eau ?
À peu près tout ce qui contient de l’eau, aliments compris. Selon l’Institute of Medicine, environ 20 % de l’eau totale vient de l’assiette [4]. Le CDC, l’agence de santé publique des États-Unis, cite en particulier les fruits et légumes riches en eau [13]. Café, thé et eau gazeuse comptent aussi, les essais le montrent [17][18].
Les aliments
Fruits, légumes, soupes, laitages : tout ce qui contient de l’eau participe à l’apport de la journée [13]. C’est pour cela que l’EFSA raisonne en eau totale [1].
Le café et le thé comptent-ils ?
Oui, ils comptent [7][11]. Deux essais se sont penchés sur la question.
- Dans le premier, 50 hommes buveurs habituels de café ont bu, sur deux périodes de 3 jours, soit 4 tasses de 200 mL de café par jour, soit la même quantité d’eau. Les indicateurs d’hydratation n’ont pas différé entre les deux périodes [17].
- Dans le second, 72 hommes ont bu 1 litre de boisson, puis on a mesuré leur urine pendant 4 heures. Le thé chaud, le café et l’eau gazeuse ne les ont pas fait uriner plus que l’eau plate [18].
Limite à garder en tête : ces études ne portent que sur des hommes, sur des durées courtes [17][18].
Le repère français parle de café « sans excès » [7]. Pour savoir où commence l’excès, voyez la caféine, combien c’est trop ?. Et pour choisir entre thé, café et infusions, notre guide des thés, cafés et infusions.
L’eau gazeuse
Elle hydrate comme l’eau plate dans l’essai cité plus haut [18]. Manger Bouger relève qu’en excès, elle peut donner des ballonnements [5]. L’Assurance Maladie conseille aussi de la choisir pauvre en sodium, car les eaux gazeuses sont souvent riches en sel [28].
Jus et boissons sucrées
Ils apportent de l’eau, mais pas seulement. Santé publique France conseille de limiter le plus possible les jus de fruits, les boissons sucrées et les sodas, même light. Pas plus d’un verre par jour [7]. L’eau, elle, n’apporte aucune calorie : la boire à la place des boissons sucrées réduit l’apport calorique [13]. Pour replacer les boissons dans l’ensemble des repas, voyez notre guide de l’alimentation équilibrée.
Et si l’eau nature vous lasse ?
L’Assurance Maladie a quelques idées simples [28] :
- des tisanes et des infusions sans sucre, en variant les plantes ;
- de l’eau parfumée avec des rondelles de citron ou des feuilles de menthe ;
- des soupes et potages, riches en eau, qui comptent aussi.
Quand faut-il boire plus ?
Dès qu’il fait chaud, que vous bougez plus ou que vous êtes malade. Les repères de l’EFSA valent pour une chaleur et une activité modérées [1]. Le CDC liste les situations qui augmentent les besoins : climat chaud, activité physique plus importante, fièvre, diarrhée ou vomissements [13]. Le NHS y ajoute la grossesse, l’allaitement et la convalescence après une maladie [11].
Quand il fait chaud
Le corps transpire plus et il faut compenser cette perte d’eau [6]. En période de canicule, Santé.fr, le service public d’information en santé, donne trois consignes [10] :
- boire régulièrement de l’eau « sans attendre d’avoir soif » ;
- éviter les boissons alcoolisées ;
- éviter toute activité physique intense entre 12 h et 18 h.
Certaines personnes sont particulièrement vulnérables : les personnes âgées, les nourrissons, les femmes enceintes, les personnes qui prennent certains traitements et celles qui travaillent en extérieur [10].
Pendant et après le sport
On perd plus d’eau que d’habitude en transpirant [5]. Manger Bouger recommande de boire avant, pendant et après la séance, par petites gorgées [5]. Il n’existe pas de quantité fixe valable pour tout le monde. À l’effort, les pertes varient trop d’une personne à l’autre, et une revue de 2017 recommande de boire selon sa soif [20]. Pour organiser vos séances, échauffement et hydratation compris, voyez notre guide cardio pour améliorer sa condition physique.
Fièvre, diarrhée, vomissements
Les besoins augmentent dans ces situations [11][13]. Pour les adultes de plus de 75 ans, Manger Bouger donne un repère précis : « Buvez un demi-litre d’eau supplémentaire par degré supérieur à 37°C » [6][9]. Ce repère est publié pour ce public-là, pas pour tous les adultes. Si une diarrhée ou des vomissements vous font perdre beaucoup de liquide, voyez l’encadré « Quand consulter » plus bas.
Grossesse et allaitement
L’EFSA retient 2,3 litres d’eau totale par jour pendant la grossesse et 2,7 litres pendant l’allaitement [1][3]. Manger Bouger le résume simplement pour la femme enceinte : « il faut donc boire davantage » [8].
Comment savoir si l’on boit assez ?
Le plus simple reste d’écouter sa soif. Selon l’Institute of Medicine, la grande majorité des personnes en bonne santé couvrent leurs besoins en se laissant guider par elle [4]. Des urines jaune foncé et à l’odeur forte font partie des signes de déshydratation listés par le NHS [12].
D’autres signes doivent alerter [12] :
- la soif ;
- une bouche et des lèvres sèches ;
- un mal de tête ;
- une sensation de tête qui tourne ;
- le fait d’uriner moins souvent.
Manger Bouger cite aussi une fatigue importante et la constipation [6].
La couleur des urines est un repère de terrain correct chez l’adulte et le sportif. Une étude ancienne a montré qu’elle suivait bien les mesures de laboratoire, tout en restant moins précise qu’elles [21].
Chez les personnes âgées, pourquoi ces signes trompent-ils ?
Parce qu’avec l’âge, la sensation de soif s’atténue [5][6]. Le rein concentre aussi moins bien les urines [24]. Résultat, chez les personnes âgées, une synthèse d’études du réseau Cochrane conclut ceci [22] : la soif, la couleur ou le volume des urines, la bouche sèche ou la quantité bue ne doivent pas être utilisés seuls pour repérer une déshydratation. Ces signes isolés passent à côté de beaucoup de cas [22].
La Société européenne de nutrition clinique et de métabolisme (ESPEN), une société savante, va dans le même sens. Elle considère que toutes les personnes âgées sont à risque de déshydratation par manque d’apport et doivent être encouragées à boire suffisamment [23].
Si vous avez un parent âgé, Manger Bouger donne deux astuces simples [6] :
- boire de petites quantités tout au long de la journée ;
- garder une bouteille ou une carafe avec un verre à portée de main.
D’autres habitudes utiles sont rassemblées dans notre article vieillir en bonne santé : les habitudes prioritaires.
Quand consulter
- Fatigue inhabituelle, vertiges en se levant qui ne passent pas, urines jaune foncé ou moins abondantes que d’habitude, respiration ou cœur rapides : demandez rapidement un avis médical [12].
- Appelez les secours sans attendre, le 15 (Samu) ou le 112, en cas de [12][27] : peau, lèvres ou langue pâles, grises, bleutées ou marbrées ; peau froide au toucher ; difficulté à respirer ou respiration très rapide ; confusion, somnolence inhabituelle ou difficulté à se réveiller.
- Vomissements ou diarrhée qui font perdre beaucoup de liquide : un pharmacien peut vous conseiller [12]. Les bébés, les enfants et les personnes âgées sont plus exposés à la déshydratation [12].
- Un médecin vous a fixé une quantité de liquide à ne pas dépasser ? Par exemple pour une maladie du cœur ou des reins, ou avec un traitement diurétique. C’est sa consigne qui s’applique, pas les repères de cet article.
Peut-on boire trop d’eau ?
Oui, et le risque est surtout documenté lors des efforts longs. Au marathon de Boston 2002, à l’arrivée, 488 coureurs ont donné un échantillon de sang. 13 % avaient une hyponatrémie, c’est-à-dire un taux de sodium trop bas dans le sang, et 0,6 % une forme critique [19].
Plusieurs facteurs ressortent [19] :
- une prise de poids pendant la course ;
- une course de plus de 4 heures ;
- plus de 3 litres bus pendant l’épreuve ;
- le fait de boire à chaque mile, soit environ tous les 1,6 km.
Une fois ces facteurs analysés ensemble, la prise de poids et la durée de course restaient liées au risque [19]. Le risque concerne donc surtout les coureurs qui restent longtemps sur le parcours et boivent beaucoup.
Une revue de 2017 voit dans le fait de boire au-delà de sa soif l’une des causes les plus fréquentes de cette baisse du sodium à l’effort [20]. Sa consigne : boire selon sa soif. Selon les auteurs, les pertes par la sueur et les urines varient trop d’une personne à l’autre pour fixer une quantité de liquide valable pour tous à l’effort [20].
Au quotidien, pour un adulte en bonne santé, les sources que nous avons consultées ne fixent pas de quantité maximale. Nous n’en donnerons donc pas.
Eau du robinet ou en bouteille ?
En France, l’eau du robinet est contrôlée régulièrement et de bonne qualité. Elle coûte aussi beaucoup moins cher que l’eau en bouteille [5]. L’Anses précise qu’elle est surveillée sur une soixantaine de critères : microbes, composition chimique, radioactivité, goût, odeur et aspect [14].
Si le goût de chlore vous gêne, l’Anses propose une astuce simple : laisser reposer l’eau 30 minutes dans une carafe [14].
Côté bouteilles, l’Anses distingue trois types d’eaux : minérale naturelle, de source, et rendue potable par traitement [15]. Les eaux de source et les eaux rendues potables répondent aux mêmes exigences physico-chimiques et radiologiques que l’eau du robinet [15]. Deux précautions :
- une eau très minéralisée ne devrait pas devenir votre seule boisson de la journée [14] ;
- les eaux riches en sodium ne doivent pas être consommées en excès [15].
La teneur en sodium figure sur l’étiquette. Notre article pour lire une étiquette nutritionnelle aide à s’y retrouver.
Vous utilisez une carafe filtrante ? L’Anses conseille de la garder au réfrigérateur et de consommer l’eau filtrée rapidement, idéalement dans les 24 heures [14].
Boire plus d’eau aide-t-il à maigrir ?
Rien de solide ne le prouve. En 2013, une synthèse des études disponibles a jugé le niveau de preuve « faible », faute d’études de bonne qualité [26]. Chez des adultes au régime, les études suggèrent un effet sur le poids. Dans la population générale, les résultats vont dans tous les sens [26].
Un petit essai, où l’on tirait au sort qui buvait de l’eau en plus, a suivi 48 adultes de 55 à 75 ans. Tous étaient en surpoids ou obèses et suivaient un régime pauvre en calories. Ceux qui buvaient 500 mL d’eau avant chaque repas ont perdu environ 2 kg de plus en 12 semaines [25]. Au début de l’étude, l’eau réduisait la quantité mangée au repas test, mais plus au bout de 12 semaines [25]. C’est un petit essai, sur une tranche d’âge précise, avec un régime associé.
Ce qui est établi est plus simple : remplacer une boisson sucrée par de l’eau retire des calories [13]. Notez aussi que l’eau fait bouger la balance d’un jour à l’autre, sans rapport avec la graisse. On l’explique dans pourquoi le poids varie d’un jour à l’autre. Pour une méthode d’ensemble, voyez notre guide pour perdre du poids durablement.
Questions fréquentes
Boire 1 litre d’eau par jour, est-ce suffisant ?
Ça dépend de votre âge et de ce que vous mangez. Un litre, c’est le bas de la fourchette de 1 à 1,5 litre d’eau que l’Assurance Maladie donne aux adultes [28]. Manger Bouger publie la même pour les plus de 75 ans [6]. Pour un adulte, l’EFSA vise 2 litres (femmes) et 2,5 litres (hommes) aliments compris [1]. Avec beaucoup de fruits, de légumes et de soupes, l’assiette couvre une part plus grande [13]. Par forte chaleur ou en cas d’activité physique, il faut davantage [13].
Faut-il se forcer à boire sans avoir soif ?
En temps normal, non : la soif guide bien la grande majorité des gens en bonne santé [4]. Deux exceptions. La canicule, où Santé.fr conseille de boire sans attendre d’avoir soif [10]. Et le grand âge, car la soif s’atténue avec les années [6][24].
L’Assurance Maladie est plus prudente. Elle conseille de boire sans attendre d’avoir soif, surtout par temps chaud ou pendant une activité physique. Elle invite aussi à veiller à bien s’hydrater après 55 ans, car la soif peut diminuer avec l’âge [28]. Les sources ne disent donc pas tout à fait la même chose.
Le café et le thé comptent-ils dans l’eau de la journée ?
Oui, avec modération [7][11]. Dans les essais, un café modéré chez des buveurs habituels hydrate comme l’eau [17]. Le thé chaud ou le café ne font pas uriner plus que l’eau plate [18]. Pour le « sans excès », voyez notre article sur la caféine.
Combien boire quand on fait du sport ?
Il n’y a pas de quantité fixe. Buvez avant, pendant et après la séance, par petites gorgées [5], en suivant votre soif [20]. Lors des efforts longs, trop boire peut faire chuter le sodium dans le sang. À Boston en 2002, 13 % des coureurs testés avaient un taux trop bas [19].
En pratique
Retenez une logique plutôt qu’un chiffre :
- environ 2 litres (femmes) ou 2,5 litres (hommes) d’eau au total, dont 1,6 à 2 litres à boire selon ce que vous mangez ;
- davantage quand il fait chaud, quand vous bougez ou quand vous êtes malade ;
- la soif comme repère, sauf chez un parent âgé, où mieux vaut garder une carafe à portée de main ;
- l’eau du robinet en premier choix.
Conseil pratique de la rédaction : accrochez vos verres d’eau à des moments que vous ne ratez jamais, comme le réveil, les repas ou la pause de l’après-midi. Une carafe posée sur la table ou une gourde dans le sac font le reste. Pour la suite, retrouvez tous nos articles nutrition.
Sources
Toutes les sources ont été consultées le 14/10/2026.
- [1] Scientific Opinion on Dietary Reference Values for water. EFSA Panel on Dietetic Products, Nutrition, and Allergies (NDA), EFSA Journal 2010;8(3):1459. https://doi.org/10.2903/j.efsa.2010.1459
- [2] EFSA sets European dietary reference values for nutrient intakes. EFSA, communiqué de presse, 2010. https://www.efsa.europa.eu/en/press/news/nda100326
- [3] Summary of Dietary Reference Values, version 4. EFSA NDA Panel, 2017. https://www.efsa.europa.eu/sites/default/files/assets/DRV_Summary_tables_jan_17.pdf
- [4] Report Sets Dietary Intake Levels for Water, Salt, and Potassium To Maintain Health and Reduce Chronic Disease Risk. National Academies (Institute of Medicine), 2004. https://www.nationalacademies.org/news/2004/02/report-sets-dietary-intake-levels-for-water-salt-and-potassium-to-maintain-health-and-reduce-chronic-disease-risk
- [5] L’eau, indispensable à notre santé : conseils et astuces pour s’hydrater. Manger Bouger (Santé publique France), 2021, modifié en 2026. https://www.mangerbouger.fr/manger-mieux/bien-manger-sans-se-ruiner/bien-manger-en-preservant-la-planete-sans-se-ruiner-c-est-possible/l-eau-indispensable-a-notre-sante-conseils-et-astuces-pour-s-hydrater
- [6] La déshydratation (rubrique « Adultes de plus de 75 ans »). Manger Bouger (Santé publique France), 2021, modifié en 2026. https://www.mangerbouger.fr/manger-mieux/a-tout-age-et-a-chaque-etape-de-la-vie/adultes-de-plus-de-75-ans/la-deshydratation
- [7] Réduire les boissons sucrées, aliments gras, sucrés, salés et ultra-transformés. Manger Bouger (Santé publique France), page sans date. https://www.mangerbouger.fr/l-essentiel/les-recommandations-sur-l-alimentation-l-activite-physique-et-la-sedentarite/reduire/reduire-les-boissons-sucrees-aliments-gras-sucres-sales-et-ultra-transformes
- [8] L’alimentation de la femme enceinte. Manger Bouger (Santé publique France), 2021, modifié en 2026. https://www.mangerbouger.fr/manger-mieux/a-tout-age-et-a-chaque-etape-de-la-vie/les-recommandations-et-conseils-avant-pendant-et-apres-la-grossesse/l-alimentation-de-la-femme-enceinte
- [9] Manger mieux quand on est âgé : la déshydratation. Santé.fr (contenu Santé publique France), 2023. https://www.sante.fr/manger-mieux-quand-est-age-la-deshydratation
- [10] Fortes chaleurs et canicule : se protéger et protéger ses proches. Santé.fr (service public d’information en santé), 2026. https://www.sante.fr/fortes-chaleurs-et-canicule-se-proteger-et-proteger-ses-proches
- [11] Water, drinks and hydration. NHS, page relue en 2023. https://www.nhs.uk/live-well/eat-well/food-guidelines-and-food-labels/water-drinks-nutrition/
- [12] Dehydration. NHS, page relue en 2026. https://www.nhs.uk/conditions/dehydration/
- [13] About Water and Healthier Drinks. CDC, 2026. https://www.cdc.gov/healthy-weight-growth/water-healthy-drinks/index.html
- [14] Good practices for drinking water consumption. Anses, 2020. https://www.anses.fr/en/article/good-practices-drinking-water-consumption
- [15] Les eaux en bouteille : spécificités, sécurité sanitaire et traitements. Anses, 2026. https://www.anses.fr/fr/article/eaux-bouteille-specificites-securite-sanitaire-traitements
- [16] Valtin H. « Drink at least eight glasses of water a day. » Really? Is there scientific evidence for « 8 x 8 »? Am J Physiol Regul Integr Comp Physiol, 2002. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/12376390/
- [17] Killer SC, Blannin AK, Jeukendrup AE. No evidence of dehydration with moderate daily coffee intake: a counterbalanced cross-over study in a free-living population. PLoS One, 2014. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/24416202/
- [18] Maughan RJ et al. A randomized trial to assess the potential of different beverages to affect hydration status: development of a beverage hydration index. Am J Clin Nutr, 2016. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/26702122/
- [19] Almond CS et al. Hyponatremia among runners in the Boston Marathon. N Engl J Med, 2005. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/15829535/
- [20] Hew-Butler T, Loi V, Pani A, Rosner MH. Exercise-Associated Hyponatremia: 2017 Update. Front Med (Lausanne), 2017. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/28316971/
- [21] Armstrong LE et al. Urinary indices of hydration status. Int J Sport Nutr, 1994. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/7987361/
- [22] Hooper L et al. Clinical symptoms, signs and tests for identification of impending and current water-loss dehydration in older people. Cochrane Database Syst Rev, 2015. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/25924806/
- [23] Volkert D et al. ESPEN guideline on clinical nutrition and hydration in geriatrics. Clin Nutr, 2019. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/30005900/
- [24] Li S, Xiao X, Zhang X. Hydration Status in Older Adults: Current Knowledge and Future Challenges. Nutrients, 2023. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/37299572/
- [25] Dennis EA et al. Water consumption increases weight loss during a hypocaloric diet intervention in middle-aged and older adults. Obesity (Silver Spring), 2010. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/19661958/
- [26] Muckelbauer R et al. Association between water consumption and body weight outcomes: a systematic review. Am J Clin Nutr, 2013. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/23803882/
- [27] Quels sont les numéros en cas d’urgence (Samu, pompiers…) et les numéros d’écoute ? Service-Public.fr, vérifié le 25 août 2026. https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/actualites/A15841
- [28] L’eau (dossier « Les différents types d’aliments »). Assurance Maladie (ameli.fr), 26 février 2025. https://www.ameli.fr/assure/sante/themes/alimentation/alimentation-adulte/alimentation-adulte-types-aliments/eau
Auteur : La rédaction · Mise à jour : à compléter à la publication
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